jeudi 1 septembre 2016

LE CONFORMISME



Romains 12.2 NEG "ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait."

Romains 12.2 PVV "Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde. Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent le siècle présent; ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi, vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité."

Introduction
L'épître de Paul aux Romains est une véritable mine spirituelle dans laquelle nous pouvons puiser certaines des plus grandes richesses de l'enseignement biblique et des principes indispensables à l'exercice de la foi chrétienne.

Une lecture objective de l'épître aux Romains ne peut nous laisser intacts, si nous recherchons sincèrement la volonté de Dieu et que nous n'avons pas peur de nous remettre en questions à la lumière de la Parole de Dieu.

Le Saint Esprit ouvre nos yeux, afin que nous comprenions ce que nous lisons et il nous pousse aussi à examiner nos cœurs et nos vies afin que nous nous repentions de nos mauvaises voies et que nous acceptions d'être transformés à l'image de Christ.

Jésus Christ, la Parole incarnée, est à la fois celui qui a permis cette transformation possible et il est aussi le modèle que nous devons suivre.

Grâce à notre obéissance, à notre coopération active et notre malléabilité, le Saint Esprit va opérer de véritables métamorphoses dans notre vie !

Sans isoler un chapitre des seize autres que contient l'épître de Paul aux Romains, j'aimerais donc me focaliser avec vous sur le chapitre 12, car après avoir décrit la culpabilité qui ronge les cœurs injustes, après avoir décrit comme Christ a rendu justes ceux qui lui appartiennent, après avoir parlé de la sanctification par notre union à Christ et du problème de l'incrédulité d'Israël, Paul explique ce qu'est la vie chrétienne et le service à la gloire de Dieu qui s'y rattache.

Je vous encourage donc vraiment à lire, méditer et mettre en pratique cette épître de Paul où vous trouverez de précieux conseils pour vivre votre vie chrétienne.

Seulement avant d'en énumérer les différents critères et attitudes, l'apôtre nous appelle à une chose essentielle, que j'aimerais développer avec vous ce matin : ne pas conformer notre vie au siècle présent.

Comment décririez-vous le conformisme ?        
 
Le dictionnaire définit le conformisme par la tendance à se conformer aux usages, à accepter les manières de penser ou d'agir du plus grand nombre.
C'est donc le fait de se mettre en accord et de s'adapter afin d'adopter une forme semblable à celle considérée comme modèle et dont l'objectif final consiste à correspondre exactement à la norme.

Hors, comme l'apôtre Paul le mentionne dans ce passage, un chrétien ne doit pas se conformer au siècle présent. Il n'est pas appelé à prendre les formes du monde, ni à s'associer ou s'adapter aux normes de pensées et de morales sur lesquelles le monde se base et se construit.

A sa façon, l'apôtre Jean écrit aussi dans 1 Jean 2.15 "N’aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde. Si quelqu'un aime le monde, l’amour pour le Père n’est pas en lui. En effet, tout ce qui fait partie du monde: les mauvais désirs qui animent l’homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l’orgueil qu’inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde."  


1. Conformité vs transformation

Mais de quel siècle parle nos bibles lorsqu'elle mentionne le siècle présent ?
Parle-t-elle  de l'époque de l'apôtre ou de tous les temps dans lesquels les chrétiens vivent ?

En réalité, ce qui a été traduit par "siècle présent" dans nos bibles françaises, ne fait pas mention d'une période précise ou d'un siècle précis.
Le terme "aion" en grec décrit le temps en terme de cycle, comme les saisons qui passent et reviennent inlassablement ; car Aiôn était une divinité grecque associée au temps, au cercle englobant l’univers (selon les croyances grecques) et au zodiaque.
(≠ de Chronos le temps en terme d'horizontalité ayant un passé, un présent et un avenir).

"Le siècle présent" n'est donc pas un moment précis dans l'histoire de l'humanité, mais il décrit les modes de ce monde qui passent et repassent, et les circonstances liées à notre contexte de vie ici et maintenant.
I
l est aussi en opposition avec ce que la bible appelle le siècle à venir, décrivant l'éternité bienheureuse avec Dieu.

"Le siècle présent" est caractérisé par les sociétés ou les systèmes érigés par l'homme dans le but de trouver le bonheur sans Dieu.
Ils sont donc totalement opposés à Dieu, et forment un monde dont Satan lui-même est le dieu et le prince.

L'attitude chrétienne doit donc être claire et sans équivoque par rapport à ce monde qui se construit sans Dieu. Et, pour l'expliquer l'Apôtre Paul utilise ici une tournure de phrase que nous retrouvons parfois dans ses écrits et qui se résume par : "ne pas faire…mais être"

Ne pas faire = "ne vous conformez pas au siècle présent"
Être = "mais soyez transformés"


On retrouve cette tournure de phrase dans Ephésiens 5.18
Ne pas faire = "ne vous enivrez pas de vin: c’est de la débauche."
Être = "soyez, au contraire, remplis de l’esprit"


En employant une telle tournure de phrase Paul désire nous faire réaliser deux choses essentielles.
1. La première, c'est qu'il est à la fois facile et dangereux de se conformer au monde, dans lequel nous vivons, car la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie sont des moyens qui nous y conduisent.

2. La deuxième chose essentielle, c'est qu'il nous est impossible de réaliser par nous-mêmes une transformation, en vue de correspondre ou d'atteindre ce que l'on pourrait qualifier de norme divine.

Nous comprenons que si nous ne devons pas nous conformer au monde, en veillant à ne pas rechercher ni convoiter ce qu'il nous offre, nous sommes aussi appelés à vivre selon la volonté de Dieu. Et ce n'est pas par nos propres efforts, ni en essayant par nous-mêmes que nous parviendrons à atteindre ces deux objectifs.

C'est pourquoi l'Apôtre Paul ne nous parle pas de conformité à Dieu, mais de véritable transformation.

La conformité appartient aux capacités humaines mais la transformation, transfiguration ou  métamorphose échappe à nos capacités !!!      

Si le mot "conformité" du grec "suschematizo" nous renvoie à l'idée d'avoir le même aspect, les mêmes apparences, le même discours, les mêmes actions, les mêmes manières de vivre, etc…
Le mot "transformation" du grec "metamorphoo" se réfère à une véritable métamorphose qui accède à un état permanent dans lequel un changement profond prend place, tout comme une chenille se change en papillon !

Laissez-moi-vous annoncer une bonne nouvelle:
Le christianisme n'est pas le résultat d'un conformisme, mais d'une véritable métamorphose !
Il n'est pas le résultat d'une quelconque adaptation à des critères religieux ou moraux, mais le fruit d'une nouvelle naissance !
Il n'est pas un changement d'avis mais un changement de vie !


2. Pourquoi donc se conformer ?

Bien que la bible nous explique formellement que nos changements de vie proviennent de l'action de la Parole de Dieu vivante et puissante en nous et de l'action du Saint Esprit, pourquoi certains chrétiens semblent-ils prisonniers du monde dans lequel ils vivent et se conforment-ils au siècle présent ?

a) Le conformisme par complaisance
Le conformisme par complaisance est la seule forme de conformisme acceptable.
C'est lorsque l'on cherche l'approbation des hommes pour conserver un statut ou une relation jugée préférable pour soi au point de se conformer en apparence pour y parvenir.

L'apôtre Paul a usé de ce genre de conformisme et il l'explique dans :
1 Corinthiens 9.20-22 "Avec les juifs, je vis comme un juif, pour gagner les juifs. Avec ceux qui obéissent à la loi de Moïse, j’obéis à la loi, pour gagner ceux qui lui obéissent. Pourtant, je ne suis pas obligé d’obéir à cette loi. Avec ceux qui ne connaissent pas la loi de Moïse, je vis comme si je n’avais pas cette loi, pour gagner ceux qui ne la connaissent pas. Pourtant, j’ai la loi de dieu, puisque j’obéis à la loi du Christ. Avec les chrétiens fragiles, je vis comme si j’étais fragile, pour gagner ceux qui sont fragiles. Je me donne entièrement à tous, pour en sauver sûrement quelques-uns." 

Ce conformisme demande assez de maturité spirituelle afin de ne pas déraper dans le péché ou dans des us et coutumes contraires à la Parole de Dieu.

Pour gagner des âmes à Christ, nous pouvons et devons-nous conformer (en surface) aux peuples vers qui Christ nous envoie, sans toutefois avoir des comportements qui déplaisent à Dieu.

Toutefois, nous devons connaitre les limites entre la sainteté et le péché, et ne pas nous compromettre par une trop grande adaptation ou intégration dans le milieu où nous évoluons.

L'objectif d'un tel conformisme est d'éviter de se faire remarquer en agissant à l’encontre de ce qui est définit comme étant la norme et maintenir ainsi ce que l'on juge être notre intérêt.

C'est un processus d'inculturation utilisé par de nombreux missionnaires qui apprennent les modes de comportements, les modèles et les normes d'un groupe, de façon à être acceptés dans ce groupe et à y participer sans conflit, afin de lui apporter l'évangile de la façon la plus adaptée.

C'est ce genre d'attitude que l'on retrouve dans Romains 14.2-3 "Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange  que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui  qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli."


b) Le conformisme par identification
Contrairement au conformisme par complaisance qui est superficiel et n'affecte pas notre vie profonde et spirituelle, le conformisme par identification est mauvais, car il découle seulement d'un désir de vouloir entretenir des relations positives avec les autres et qu'à se faire accepter par eux, pour satisfaire notre chair avide de reconnaissance et de sentimentalisme.

Même si nous devons avoir de l'empathie envers les gens que nous côtoyons, et que les chrétiens ne doivent pas être dénués de sentiments, nous ne devons pas chercher l'approbation des hommes, ni nous conformer à leurs pensées, leurs paroles et leurs actes parce que nous avons peur d'être seuls ou rejetés.

Se conformer au monde et au siècle présent pour nourrir notre chair affamée de reconnaissance sociale (orgueil à peine dissimulé) ou de reconnaissance personnelle (désir de plaire qui conduit à la séduction, à l'hypocrisie, à des efforts surhumains pour devenir ce que les autres attendent de nous…) est un péché.

Et si nous sommes tous nés avec des capacités, des talents et même des limites qui différent les uns des autres, ce n'est pas pour que nous recherchions l'uniformité et le conformisme, mais pour que nous soyons complémentaires et vivions dans l'unité et l'harmonie malgré et avec nos différences.

Un orchestre symphonique est composé de toutes sortes d'instruments différents qui doivent jouer une partition commune et être à l'unisson avec le chef d'orchestre.

Etre à l'unisson ensemble et avec Christ ne nous oblige pas à être tous les mêmes.

Nous avons tous des spécificités qui doivent servir notre divin maître !

Alors si, dans le corps de Christ, l'unité n'est pas synonyme d'uniformité ni de conformisme, avec le monde, cela doit être encore plus flagrant !

Nous ne devons pas rechercher l'approbation du monde et du siècle présent, mais l'approbation de notre Dieu.

Dans Jean 15.20, Jésus nous a avertis que le serviteur ne peut être supérieur à son maître, et que si Christ a été rejeté du monde, nous le serons aussi !

Nous ne sommes donc pas appelés à nous conformer à l'esprit du monde ou du siècle présent, mais à le vaincre, parce que celui qui est en nous est supérieur que celui qui est dans le monde (sous le règne de Satan).

L'apôtre Jean fait bien la différence entre le royaume de Dieu composé de tous ceux qui sont nés de Dieu et le royaume de ce monde composé de la multitude de ceux qui ne font pas la volonté de Dieu.

1 Jean 4.5-6 "Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui  n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur."


c) Le conformisme par intériorisation ou mimétisme.
Il existe un autre type de conformisme, tout aussi dangereux que celui que nous venons d'évoquer. C'est le conformisme par intériorisation ou mimétisme.

Il prend place quand on accorde une haute crédibilité à des valeurs enseignées et que le message est intériorisé dans notre propre système de valeur, sans que le Saint Esprit soit à l'œuvre.

Je m'explique : Il est possible que certaines personnes adhérent aux principes et à la morale chrétienne sans pour cela être nées de nouveau ou poussées par le Saint-Esprit.
Elles sont intellectuellement d'accord avec les concepts bibliques et essayent de les appliquer à leur vie, sans l'aide de Dieu.

Ces personnes finissent par avoir l'apparence de la piété, mais en réalité elles ne connaissent pas ce qui en fait la force. Elles appliquent des ordonnances comme une lettre morte, mais n'ont jamais expérimenté le principe de vie capable de donner la vie aux commandements de Dieu. Elles ne sont que de pâles imitations des véritables croyants nés de nouveau et dans lesquels Christ agit. Elles sont comme des chenilles qui se seraient collé de fausses ailes et tenteraient de vivre comme des papillons, sans avoir jamais été métamorphosées.

Un tel conformisme ou mimétisme ne peut perdurer !
Tôt ou tard, on reconnait un arbre à son fruit…!
Personne ne peut accomplir la volonté de Dieu sans Dieu…!
Même les chrétiens nés de nouveau ne peuvent accomplir la volonté de Dieu sans être poussés et accompagnés par l'Esprit de Dieu.
Vouloir atteindre le but de Dieu s'en utiliser les moyens prévus à cet effet, revient encore à du conformisme, même si c'est une forme qui semble spirituelle et innovatrice…!

Croire que l'on va avoir du succès en suivant des principes du monde : développement personnel, leadership à la Bill Gates… ou même en faisant du copié collé d'un autre pasteur n'est qu'une tromperie…!

Jésus a dit dans Jean 15.5  "Sans moi, vous ne pouvez rien faire."


d) Le conformisme par ritualisme
Une autre forme de conformisme ressemblant à celui que nous venons d'évoquer, est le conformisme par ritualisme. Celui-ci consiste à s'attacher à des rituels en croyant qu'ils suffiront à nous "conformer" à la volonté de Dieu.

Ce type de conformisme met l'accent sur la morale et les rites, il donne l'illusion que la personne est née de nouveau et qu'elle est sauvée parce qu'elle prie, lit la bible, va à l'église et prend même la cène… mais en réalité ce n'est encore que du mimétisme vide de sens et de vie divine. Ce n'est que de la religiosité ou du légalisme.

On ne peut croire qu'un ensemble de lois morales et de rites peuvent nous transformer et nous faire grandir dans les voies de Dieu.

Seul le principe de vie divine, se développant en nous, peut nous faire croître et nous métamorphoser!


Conclusion

Christ notre ultime modèle est un anticonformiste !
Même s'il s'est fait homme parmi les hommes et s'est inculturé dans la société pluriculturelle (juive, grecque et romaine) du 1er siècle, il ne s'est jamais conformé au monde, ni même aux rites vides de sens des religieux juifs de son temps.

Il a dit dans Matthieu 23.27 "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés."

Il n'a pas cherché sa sécurité et l'amour de ses contemporains en conformant son message à ce qu'ils avaient envie d'entendre.
Au contraire, il n'a pas eu peur d'être haï et rejeté à cause des principes qu'il annonçait.

Il a dit dans Jean 15.18 "Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous."

Jésus Christ ne s'est pas conformé à des principes et à des rites d'hommes mais au contraire, il les a dénoncés et renversés.

Le chapitre 5 de l'évangile de Matthieu relate les propos de Jésus, lorsqu'il réactualise l’enseignement traditionnel de ses contemporains concernant certains commandements pour leur donner le vrai sens de la Loi et exposer la superficialité hypocrite des religieux.

Il a dit dans Matthieu 5.20 "Si votre justice ne surpasse celle des scribes et  des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux."

Et il ajoute dans Matthieu 6.1 "Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être  vus; autrement, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père  qui est dans les cieux."

Les religieux juifs s’abusaient eux-mêmes par de faux raisonnements, car ils plaçaient leur confiance dans leur propre justice. C’est pourquoi Jésus enseignait qu’à moins que notre justice ne soit supérieure à celle des scribes et des Pharisiens, nous ne pourrons entrer dans le royaume des cieux et accéder au salut.

Personne ne peut aller au ciel par sa propre justice.

Nous ne sommes pas sauvés par la justice de l’homme, mais seulement par la justice de Christ. Ce ne sont pas nos efforts ou notre travail qui nous sauvent, mais uniquement l’œuvre de Christ, c’est-à-dire son sacrifice pour nous.

Nous ne sommes pas sauvés parce que nous sommes respectables, mais par la grâce de Dieu.

Ayant reçu une telle grâce de Dieu, nous devons vivre d’une manière qui lui soit agréable, en manifestant le fruit de l’Esprit dans nos vies. Si nous ne portons pas le fruit de l’Esprit, c'est que celui-ci n’est pas en nous. Et si l’Esprit n’est pas en nous, nous ne sommes pas à Christ.
Nous ne sommes pas de véritables chrétiens et nous ne sommes pas sauvés.

Romains 8.9 "Ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du  moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n’a pas l’Esprit de  Christ, il ne lui appartient pas."

Christ est mort pour nous délivrer du monde et du siècle présent, de sorte que le monde est crucifié pour nous, comme nous le sommes pour le monde.

La bible affirme qu'un chrétien qui aime le monde fait preuve d’une infidélité flagrante envers le Seigneur, car quiconque aime le monde est ennemi de Dieu.
Tout comme Christ lui-même, les chrétiens ne sont pas du monde.

Le seul moyen de se séparer du monde pécheur et d'être transformés de gloire en gloire à l'image de Christ, c'est le renouvellement de notre intelligence, c'est-à-dire un changement complet de nos facultés de perception et de compréhension.

Grâce à l'action du Saint Esprit qui vit en nous et que nous laissons faire, nous avons peu à peu le pouvoir de considérer et de juger sobrement, calmement et d’une façon impartiale, afin que nos pensées, nos sentiments, nos buts et nos désirs soient ceux de Christ.

Et, alors nous faisons l’expérience d’être clairement dirigés par Dieu dans notre vie, nous découvrons que sa volonté, loin d’être mauvaise, incertaine, pénible et difficile, est bonne, agréable et parfaite.

Recherchez-vous le sens et l'utilité de votre vie ?
Voulez-vous accomplir la volonté de Dieu ?
Désirez-vous faire de l’Éternel vos délices ?

"Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence" !

Je vous encourage à lire et à méditer les versets et les chapitres qui suivent Romains 12.2 à la suite de ce message.
Je suis certains que vous réaliserez combien ce qui est définit comme étant la vie chrétienne véritable n'est pas accessible par nos efforts personnels.

C'est lorsque cette réalité est comprise que peut prendre place en nous l'activité du Saint-Esprit et que la vie chrétienne devient transformation et pas uniquement conformisme.