vendredi 22 avril 2016

Homothumadon



Actes 2/41 à 47:
 "Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensembles assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés."

Introduction
La multiplication des chrétiens, la communion et l'amour fraternel qui les unissaient, l'assiduité, la joie et la simplicité dans lesquelles ils évoluaient, les miracles et les prodiges qui s'opéraient,…, tout cela est une véritable source d'encouragement et de motivation pour les chrétiens que nous sommes, mais cela peut aussi susciter une certaine frustration, lorsque nous constatons le décalage entre ce que ces premiers disciples du Christ vivaient et ce que nous nous vivons aujourd'hui.
Au lieu de nous désoler ou de nous décourager, nous devrions nous remettre en question et nous faire violence pour retrouver ce qui les amenait à vivre quotidiennement dans la gloire et la toute puissance de Dieu.

Croyez vous que Dieu ait changé?
Hébreux 13/8 déclare que : "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement." 
Et Dieu a dit par la bouche du prophète Malachie 3/6: "Je suis l’Eternel, je ne change pas." 

Alors qui a changé?
Qui doit réformer son cœur et ses voies?
C'est nous! C'est l'Eglise d'aujourd'hui!

Une des clés de la bénédiction se trouve cachée dans le mot grec: "Homothumadon".

Ce mot est en fait composé de deux mots "Homou" et "Thumos" qui signifient "à l'unisson" et "avec passion".

Ce mot "Homothumadon" "à l'unisson avec passion" se trouve douze fois dans le nouveau testament dont dix fois dans le livre des actes des apôtres.
Ce mot résume en lui-même l'amour et l'unité de la première communauté chrétienne.
Il résume aussi la volonté principale et essentielle de Dieu, révélée par Jésus Christ dans

Matthieu 22/37 à 40: "Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes."


1. "Homothumadon", une image musicale.
"A l'unisson, avec passion" est aussi une image musicale.
Nous sommes tous comme des instruments d'un concert philharmonique, placés sous l'autorité de notre divin chef d'orchestre, et nous devons (et pouvons grâce à lui) jouer ensemble harmonieusement malgré nos différences.

Psaumes 123/2: "Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers l’Eternel, notre Dieu…"

Les yeux rivés sur notre chef d'orchestre, nous nous laissons guidés par lui.
Nous sommes en communion avec lui, connectés à lui afin d'accomplir toute sa volonté.
Notre amour passionné envers Dieu nous pousse à ne pas détourner notre regard de lui, et à lui obéir.

Toute autre motivation que l'amour serait vaine et inefficace!!!

Celui qui perd le feu de son premier amour envers Dieu risque de perdre tout contact divin et ne plus connaitre la volonté de son Dieu.
Si vos yeux se détournent de la main de votre divin chef d'orchestre vous ne pourrez plus jouer correctement la mélodie de votre vie, et votre vie deviendra une véritable cacophonie, insupportable et douloureuse!

Pour pouvoir être en harmonie et à l'unisson tous ensemble nous devons tous nous accorder à lui.
Il est notre diapason, notre référence commune, notre unique repère.
Jésus a dit dans Jean 15/5: "Sans moi vous ne pouvez rien faire."


Sans lui, nous jouons faux, en discordance avec nos frères et sœurs et avec Dieu.
Nous n'avons pas à jouer les solistes mais à interpréter une partition qui réclame la participation de tous.

En lui seul, nous pouvons être à l'unisson, c'est-à-dire "d'un même" cœur, d'une même âme et d'un même esprit.


  • "D'un même esprit" signifie que nous sommes tous soumis au Saint Esprit.

  • "D'un même cœur" signifie que nous avons tous la même vigueur, la même passion, le même zèle.

  • "D'une même âme" signifie que nous suivons tous la même direction, que nous avons tous les mêmes sentiments les uns pour les autres et pour Dieu (venus de l'amour de Dieu inconditionnel ≠ amitié sentimental qui a des préférences et des limites), que nous sommes tous connectés à la même source qui est la parole de Dieu…


Jésus a dit dans Matthieu 18/19 que si nous sommes tous ainsi en harmonie, nos prières seraient exaucées,…, n'est-ce pas une bonne nouvelle?
"Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux."

Il ne suffit pas d'être deux à prier ensemble pour être bénis, il faut être en harmonie, d'un même cœur, d'une même âme et d'un même esprit…! C'est là que les choses se compliquent…!

Le terme utilisé par Jésus quand il dit: "Si deux d'entre vous s'accordent" est "symphoneo", encore un terme musical qui signifie être en harmonie, être en symphonie, sans discordance!

Si vous savez jouer  un petit morceau de musique seul chez vous avec votre guitare ce n'est pas évident que vous pourrez vous intégrer à un grand orchestre philharmonique…!
Mais un musicien d'un orchestre philharmonique sera toujours jouer seul chez lui…!
La vie spirituelle s'améliore dans la discipline qui consiste à prier Dieu seul chez soi, mais elle se développe aussi dans la communion fraternelle!

Dans toutes les symphonies, les instruments ont tous la même importance aux yeux du chef d'orchestre; ils forment un tout, un corps, quoiqu'ils soient tous différents.
Il y a en effet les cordes, les bois, les cuivres et les percussions…

A nos yeux, nous sommes parfois tellement différents qu'il nous semble impossible de tous nous accorder.
Nous sommes originaires des quatre coins de la planète, de cultures différentes, d'âges différents, de niveaux sociaux ou intellectuels différents… et pourtant aux yeux de Dieu nous avons tous la même importance!
Nous avons tous notre place et notre utilité dans le corps de Christ, dans l'orchestre symphonique de notre Dieu.
Dieu veut se servir de chaque instrument qu'il a créé, il veut les unir ensemble pour qu'ils jouent la mélodie de leur vie jusque dans l'éternité.

Que nous soyons comme le solennel Schofar (corne de bélier) qui convoquait le peuple pour rependre sur lui les paroles prophétiques de l’Éternel, que nous soyons une légère flûte de roseau qui accompagnait joyeusement les agapes fraternelles, que nous soyons un tambourin accompagnant les cris de joie du peuple en liesse, ou une lyre comme celle dont se servait David pour accompagner les cris de son cœur dans les Psaumes… Nous sommes tous utiles et importants entre les mains de notre Dieu.

Nous sommes tous complémentaires et nécessaires dans son œuvre.

Réalisez qu'un instrument qui s'arrête ou qui se met en discordance avec les autres, perturbe l'œuvre de Dieu ou l'handicape sérieusement! Ne prenez pas votre rôle à la légère!


2. "Homothumadon" dans les actes des apôtres. 
Tous connectés par amour au Dieu de notre salut, nous construisons nos accords, liés les uns aux autres par des cordages d'amour divin.
Les mêmes principes divins nous gouvernent et nous engrainent dans une relation verticale avec notre créateur: c'est ce que l'on appelle en musique l'harmonie.
En même temps, cela nous amène dans une relation horizontale avec nos frères et sœurs, c'est la "kononia", la communion fraternelle, que l'on appelle en musique la mélodie.

Voyons ensemble quelques versets des actes des apôtres qui vont nous en apprendre un peu plus sur cette "passion à l'unisson".

Actes 1/14: "Tous d’un commun accord (avec passion, à l'unisson) persévéraient dans la prière (avec instance)."

Imaginez la disposition de cœur des 120 disciples réunis dans la chambre haute ce fameux jour de la Pentecôte.
Leur attente était passionnée, empressée et assidue, pleine d'espoir et d'assurance, car leur maître qui était ressuscité leur avait fait une promesse extraordinaire:
Luc 24/49: "j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut."

Ce jour était arrivé, imaginez comment ils devaient trépigner d'impatience et d'allégresse, face à cette promesse!
Le terme grec traduit par "persévérer" nous parle d'assiduité,  de concentration et d'empressement.

Est-ce encore là, votre attitude face aux promesses divines?
Etes vous comme les disciples, remplis d'espoir, trépignant d'impatience et d'excitation face à ses promesses ou êtes vous résignés et fatalistes?

De votre attitude dépendra votre altitude….!

Avec passion et à l'unisson, ils attendaient avec foi l'accomplissement de la promesse divine.

Actes 2/1 à 4: "Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble (avec passion à l'unisson) dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer."

Alors ce jour précis, au temps de Dieu, la promesse s'accomplit!

Mais la bénédiction ne s'arrêta pas là. Elle ne s'arrêta pas à un jour précis, elle continua.

Actes 2/46-47: "Ils étaient chaque jour tous ensemble (avec passion, à l'unisson) assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés."

Chaque jour, leur attitude de persévérance, d'assiduité, de concentration sur Dieu et d'empressement à faire sa volonté demeurait.
Ils ne se sont pas contenter d'une bénédiction, ou d'un exaucement.

Ils ont gardé la flamme de la passion dans leur cœur et l'unité entre tous.


  • Ils se réunissaient chaque jour au temple.

  • Chaque jour, ils rompaient le pain pour se souvenir de ce que Christ était mort pour eux. La sainte cène est le symbole de la communion aux souffrances de Christ, à la crucifixion de notre chair avec lui. Romains 6/8: "nous sommes morts avec Christ."

  • Chaque jour, ils prenaient leur nourriture ensemble pour entretenir la communion fraternelle.

  • Ils étaient dans l'allégresse. L'allégresse n'est pas un simple contentement, c'est une joie extrême venant de l'onction divine. Cela se réfère à l'huile de joie (huile d'onction) versée sur la tête des juifs pendant les fêtes solennelles. N'oublions pas que "chrétiens" ne signifie pas comme certains l'ont dit "petits christs" mais oints (ceux qui portent l'onction). A l'époque des premiers apôtres, le mot "chrétien" était même un sobriquet péjoratif signifiant "les pommadés" "les huileux"…

  • Ils se réunissaient et mangeaient ensemble avec simplicité (en grec: souplesse de cœur). Pour bien s'entendre tous ensemble il faut cette souplesse de cœur ≠ de la rigidité propice aux discordances et aux animosités.

  • Et chaque jour, ils louaient Dieu tous ensemble, en chantant des louanges!


Psaumes 133/1 à 3: "Voici, oh ! Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble! C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l'Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion; Car c’est là que l’Eternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité."

Conclusion
Chaque jour avec passion et à l'unisson, ils demeuraient tous ensemble connectés à Dieu.

Tout cela eut pour conséquences:
Actes 5/12: "Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble (avec passion à l'unisson)…"

Grâce à leur persévérance dans l'unité et la passion avec Dieu et entre eux, les promesses de Dieu ont continué à s'accomplir.
Marc 16/17-18: "Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris."

Georges Müller, le géant de la foi, qui a noté dans ses carnets plus de 10.000 réponses à la prière a dit ceci: "Il ne suffit pas de commencer à prier, ou de prier correctement. Il faut prier avec patience, ferveur, persévérance, jusqu’à ce que Dieu réponde à nos prières." 

Alors je vous encourage à persévérer dans la prière avec passion et à l'unisson afin de voir les promesses de Dieu s'accomplir dans nos vies, notre église et notre ville.

Un jour quelqu'un est venu voir Reinhard Bonnke et lui a demandé comment il fallait faire pour vivre les miracles des apôtres.
Il a répondu: "C'est simple, prêche et vis ce que les apôtres ont vécu."


N'oublions donc pas "Homothumadon" "avec passion et à l'unisson" comme les disciples des premiers temps…!