jeudi 9 octobre 2014

Portes ouvertes ou portes fermées : faire de Dieu son portier....


Apocalypse 3.7-8 "Écris à l’ange de l’Eglise de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira: Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer."
En se basant sur une mauvaise interprétation du passage du livre de l'Apocalypse, il est fréquent d'entendre des chrétiens parler de direction divine ou de volonté divine en parlant de portes ouvertes ou de portes fermées. 
Pour eux, si la porte est ouverte c'est la volonté de Dieu et si la porte est fermée c'est que Dieu s'y oppose. Ce qui revient à dire qu'une direction qui semble être sans opposition est forcement une direction divine.
N'est-ce pas un peu dangereux de mettre sa foi dans la manière dont se placent les  circonstances et de croire que Dieu est forcement dans l'affaire si la porte des circonstances s'ouvre ou qu'il désapprouve une direction si la porte se ferme....?!
La foi ne réclame pas de voir pour croire et elle ne s'appuie pas sur des circonstances pour agir. La véritable foi s'appuie uniquement sur la Parole de Dieu. (Romains 10.17)
La foi me permet de recevoir la volonté de Dieu en dépit des portes fermées ou des portes ouvertes et je dois croire ce que Dieu me dit. Ainsi, le chrétien qui a reçu une parole de Dieu par la foi sait que même si la porte est fermée, si telle est la volonté de Dieu, elle finira par s'ouvrir. 
C'est une question de foi!
Attendre que les portes s'ouvrent ou se ferment pour avoir la foi, témoigne d'une mauvaise relation à Dieu qui ne permet pas de savoir ce que Dieu veut en réalité.                    
La foi n'a pas besoin de signes pour croire mais d'une parole de Dieu!                                            
La foi qui réclame des signes est non seulement une foi faible mais c'est aussi une foi mal orientée. 
La véritable foi n'est ni le résultat de ressentis, ni une analyse de circonstances.
La spiritualité que Dieu attend de nous consiste à nous tenir dans sa présence avec foi et dans l'attente de recevoir sa parole ou son conseil. Ensuite, il suffit d'y croire malgré les circonstances ou le temps qui semble parfois s'écouler!
Une foi qui fluctue en fonction du temps ou des circonstances n'est pas la foi véritable! C'est la foi des gens pressés qui n'ont aucune persévérance devant Dieu pour attendre son conseil dans la prière et qui finissent souvent par dire: Dieu ouvre ou ferme la porte...afin que je sache!  

Une telle attitude n'est pas biblique, 
c'est de la superstition et c'est manipuler Dieu! 
Dieu n'est pas mon portier!

Prier Dieu, en lui demandant d'accomplir nos désirs ou nos souhaits, et de nous révéler sa volonté par des portes ouvertes ou sa désapprobation par des portes fermées est un signe profond d'immaturité spirituelle traduisant une réelle méconnaissance de Dieu. C'est le témoignage d'une réelle confusion dont l'objectif est de parvenir à accomplir ses désirs. C'est manipuler Dieu que d'agir ainsi.

Beaucoup de chrétiens ont une foi binaire dans le sens qu'ils pensent que tout le mal qui leur arrive vient du diable et que tout le bien vient de Dieu. Mais penser ainsi, c'est oublier bien vite l'auteur de la tempête qui environna le bateau du prophète Jonas...!
Jonas 1.4 "Mais l’Eternel fit souffler sur la mer un vent impétueux, et il s’éleva sur la mer une grande tempête."      
Arrêtons de nous définir comme des hommes et des femmes de foi, si nous marchons uniquement en fonctions des situations favorables ou non!
Dieu parle et il n'y a que des chrétiens peu spirituels pour dire le contraire. Aussi, ils peuvent juger ceux qui entendent Dieu de croyants mystiques mais je rappelle que la foi vient uniquement de ce que l'on entend et pas de ce que l'on voit, souhaite ou ressent.
Ainsi, marcher par la foi c'est le contraire que de regarder aux circonstances. C'est se reposer sur ce que Dieu a dit, c'est regarder à lui et avancer fidèlement dans sa volonté.
Rappelons-nous dans Matthieu 14 le récit où l'apôtre Pierre marcha sur l'eau. Il marchait sur l'eau malgré la tempête qui l'environnait. Rien ne semblait s'opposer à la foi qu'il manifesta après que Jésus lui dit de le rejoindre par ce simple mot: viens!
La tempête ne fut pas pour Pierre une porte fermée qui l'empêcha de vivre cette merveilleuse expérience de foi et il ne demanda pas au Seigneur de calmer le vent comme signe devant précéder ses pas de foi.
Seulement, après avoir commencé à marcher sur l'eau, il vit que le vent était fort, il eut peur commença à s'enfoncer s’écriant: Seigneur, sauve-moi!
Il venait d'opposer à sa démarche de foi une analyse des circonstances qui l'entouraient et il constata une porte fermée et stoppa instantanément sa démarche de foi la remplaçant par le terrible doute!
Matthieu 14.31 "Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?"
Arrêtons de faire de Dieu notre portier et de couvrir nos manques de foi par des excuses de portes fermées ou de justifier nos désirs trop charnels par des portes ouvertes. 
Ce qui est important et essentiel c'est ce que le Seigneur veut nous dire, souhaite nous révéler. 
Mais pour cela, il faut évidement, une vie de consécration dont peu sont prêts à payer le prix. 
C'est sûr que l'interprétation d'une porte ouverte réclame beaucoup moins d'efforts mais agir ainsi nous prive de la meilleure des choses: la communion avec Dieu.

C'est sur la parole de Christ et uniquement sur cette parole que doit reposer toute notre foi. Et si la foi nous anime alors croyons qu'aucune porte ne pourra restée fermée devant nous, ni aucun océan! 
C'est cela la vraie foi!