jeudi 14 novembre 2013

Résister ou s'adapter à la volonté de Dieu?


Proverbes 1/24 à 33: " Puisque j’appelle et que vous résistez, puisque j’étends ma main et que personne n’y prend garde, puisque vous rejetez tous mes conseils, et que vous n’aimez pas mes réprimandes, moi aussi, je rirai quand vous serez dans le malheur, je me moquerai quand la terreur vous saisira, quand la terreur vous saisira comme une tempête, et que le malheur vous enveloppera comme un tourbillon, quand la détresse et l’angoisse fondront sur vous. Alors ils m’appelleront, et je ne répondrai pas; ils me chercheront, et ils ne me trouveront pas. Parce qu’ils ont haï la science, et qu’ils n’ont pas choisi la crainte de l’Eternel, parce qu’ils n’ont point aimé mes conseils, et qu’ils ont dédaigné toutes mes réprimandes, ils se nourriront du fruit de leur voie, et ils se rassasieront de leurs propres conseils, car la résistance des stupides les tue, et la sécurité des insensés les perd; mais celui qui m’écoute reposera avec assurance, il vivra tranquille et sans craindre aucun mal."

Introduction:
L'anthropologue et sociologue français Gustave Le Bon a écrit: "Se révolter ou s'adapter, il n'y a guère d'autre choix dans la vie."  
Cette réalité s'adresse aussi aux chrétiens qui sont quotidiennement confrontés à la volonté de Dieu et qui ont le choix de s'y conformer ou de  s'en détourner.
Les enfants de Dieu, plus que quiconque, connaissent les dilemmes et les combats intérieurs liés aux oppositions entre la chair et l'esprit, entre leur volonté et celle de Dieu, entre le bien et le mal…
Ceux qui ne se préoccupent pas de Dieu et de ses plans ne connaissent pas ce genre de luttes, mais ils n'ont pas non plus la joie de vivre avec une conscience pure, une sensation de plénitude et de liberté que seul le Saint-Esprit peut accomplir dans notre vie.
La vraie vie chrétienne consiste à adapter continuellement son âme et sa vie à la volonté divine.
C'est pourquoi le chrétien est un être humain en transformation et en mouvement constant.
Il doit évoluer sans cesse, progresser et avancer de victoire en victoire, conduit par un Dieu vivant et dynamique.
1 Timothée 4/10: "Nous travaillons, en effet, et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, surtout des croyants."

La vie chrétienne appelle les plus grands et les plus profonds changements dans notre vie!
2 Corinthiens 3/18: "Nous tous dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur."
Et le livre des Actes 17/28 ajoute que dans le Seigneur: "nous avons la vie, le mouvement, et l’être."

Mais la vie puissante et victorieuse du Seigneur ne peut se manifester pleinement en nous que si nous cessons de lui résister et que nous adaptons tout notre être à sa volonté.


1. Résister à la volonté de Dieu: 
Laissez-moi vous raconter l'histoire d'une femme qui n'a pas de nom, une femme dont on ne parle pas souvent, une femme dont la vie se résume à un tout petit verset, à peine de quoi s'arrêter...
Pourtant, elle a passé des années à errer dans le désert, des années à monter et démonter des tentes, à puiser de l'eau, et à préparer des repas au campement.
Elle a passé des années à suivre son mari, à le servir et à élever ses filles, tout en côtoyant jours après jours, des personnages célèbres de la bible.
Dans sa jeunesse, elle avait connu le confort et la richesse en vivant dans la prospère et somptueuse cité sumérienne d'Ur en Chaldée.
Là, elle vivait dans un décor admirable, digne des plus grands pharaons d'Egypte, dans le sillage du roi Our-Namou et de sa grande ziggurat.
Là, elle profitait du luxe et de la volupté, dans une cité cultivée où l'architecture avait une grande place, où l'on travaillait le cuivre, la brique et les pierres fines, où on étudiait déjà l'écriture, les mathématiques, et où on pratiquait le commerce.
Dans cette ville, elle avait l'habitude d'adorer les dieux de ses ancêtres au temple de Nanna, le dieu de la lune.

Mais un jour, elle surprit malencontreusement une conversation animée entre son époux et son oncle…
Le vieil homme, si posé d'ordinaire était surexcité et tenait des propos qu'elle comprenait difficilement.
Il était question d'un dieu qui lui avait parlé et qui lui demandait de tout quitter: sa maison, sa famille, sa patrie…
Genèse 12/1 à 3: "L’Eternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi."

Comment un dieu pouvait-il parler et demandé à un vieillard d'abandonner tout ce qu'il possédait? 
C'était de la folie!!! Le vieil homme avait dû perdre la raison! 

La jeune femme attendait avec impatience la réponse qu'allait lui donner son époux.
C'était un homme logique et sensé, pragmatique et concret, capable de raisonner les lubies les plus folles. Elle était confiante…
Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle comprit que non seulement rien ne pouvait arrêter l'oncle Abram, mais qu'en plus, son mari Lot avait accepté de le suivre, dans son périple!

La nouvelle eut dans son cœur, l'effet d'une bombe!
Elle était en état de choc, chancelante et fébrile…

Elle avait envie d'hurler qu'elle ne voulait pas partir, elle aurait voulu s'accrocher de toutes ses forces aux colonnes de sa demeure, mais en vérité que pouvait-elle faire?

Elle savait d'avance que ses arguments ne suffiraient pas à empêcher ce voyage.
Elle ne faisait pas le poids.

Qui était-elle face aux hommes de son clan, face au patriarche Abram, et face à ce dieu qui lui avait parlé?

Elle craignit de ne pas être comprise et de passer pour une poltronne, elle avait peur de briser les rêves de son oncle et de lui manquer de respect. Elle se sentait prise au piège, car elle appréhendait autant le futur voyage que de contrarier les projets et les préparatifs élaborés par les deux hommes.

Comme cette femme, beaucoup de chrétiens passent tôt ou tard cette étape délicate du dilemme.
Nous désirons tous que Dieu nous parle mais lorsqu'il le fait, nous sommes souvent bouleversés par ce qu'il nous demande.
En bref, quand Dieu se tait, tout va bien, mais lorsqu'il parle!!!
Il y a des confrontations houleuses entre nos pensées et les siennes, des résistances face à ses méthodes, des rigidités face à sa volonté, des remises en questions à accepter et des adaptions à effectuer!
Dieu est saint, parfait et souverain; alors nous ne pouvons sensément débattre avec lui pour qu'il nous donne raison. Nous ne pouvons pas lui demander de s'adapter à nos plans et de renoncer aux siens. Dieu est Dieu et il doit régner sur la vie de ses enfants.

Pourtant ne vous êtes-vous jamais senti dans la position de cette femme, 
qui ne comprenait pas la volonté de Dieu et ne pouvait s'y résoudre?

N'avez-vous jamais été abasourdi par une parole de Dieu?

Et n'avez-vous jamais combattu contre sa volonté?

Le problème de cette femme, c'est qu'elle ne chercha jamais à comprendre pourquoi Dieu désirait qu'Abram quitte son pays. Elle ne réalisa jamais l'importance de ce départ, ni l'obéissance du vieux patriarche.

Elle ne comprit jamais parce que son cœur ne s'ouvrit jamais à la vérité divine.
Elle était bien trop attachée à ce qu'elle allait devoir quitter pour pouvoir entrevoir un futur béni et glorieux. Son cœur était hermétique, ses yeux aveuglés et ses oreilles bouchées!

Elle suivit Lot, elle suivit Abram, mais elle ne suivit jamais Dieu.
J'appelle ce genre de personnes des "suiveurs" certains les appellent des "sympathisants".
Ce sont des gens qui suivent la foule des croyants mais qui n'obéissent pas à la volonté de Dieu.
Ils ne suivent pas Dieu par conviction, par amour ni par obéissance, mais ils sont là…agissant le plus souvent pour faire plaisir…!

Cette femme se battait contre le changement qu'elle allait subir. Elle souffrait terriblement!
Contrainte par les évènements et ses proches à avancer, elle traînait les pieds.
Intérieurement elle se rebellait: elle maudissait le désert, la chaleur et la poussière.
Elle ne supportait pas le bétail bruyant et malodorant, elle détestait vivre sous la tente, sans intimité réelle, loin du confort et de la civilisation.
Elle s'ennuyait dans le désert, elle avait le mal du pays, elle s'irritait pour un rien et se sentait improductive, complètement perdue, décalée par rapport à une réalité qu'elle exécrait.
Elle se sentait seule et incomprise et personne ne se souciait de ses états d'âme.

Il est vrai qu'Abram et Lot avaient des préoccupations beaucoup plus concrètes et urgentes à régler.
Leur souci n'était pas intérieur mais extérieur. Ils devaient organiser le campement, donner des ordres aux serviteurs, surveiller leurs troupeaux et trouver de bons pâturages pour les haltes.

Qu'ils soient en chemin, ou arrêtés, Abram et Lot ne cessaient de regarder devant eux, jamais derrière!

Abram voyait les choses de façon si différente! Lui, il avait réellement rencontré Dieu et entendu sa voix. Il avait cru et choisi volontairement de le suivre, même s'il ne savait où cette aventure le mènerait…!
Abraham était disposé à tous les changements et à toutes les adaptations nécessaires malgré ses 75 ans. Son cœur était saisi de passion et d'excitation à cause de la rencontre extraordinaire et personnelle qu'il avait faite avec Dieu et de toutes les paroles qu'il lui avait dites.
Les petits soucis quotidiens et les appréhensions du départ s'étaient rapidement envolés tellement il espérait et croyait en ses promesses.
Malgré les difficultés inhérentes à la réalité quotidienne, Abram s'en sortait toujours car il était prêt à s'ajuster sans résister à la volonté divine.
Il fit des erreurs, mais apprit sans cesse de ses fautes et de ses égarements, car son désir était toujours d'aller de l'avant et d'accomplir la volonté de celui qui s'était révélé à lui.
Sa préoccupation majeure était qu'il voulait voir les promesses de Dieu s'accomplir à travers sa vie!

Le problème de la femme de Lot était tout à fait différent.
Son souci n'était pas d'arriver à destination mais de quitter ses habitudes et son ancienne vie.
Son problème n'était pas comment parvenir à Canaan mais pourquoi devoir quitter Ur.
Son état d'esprit rigide et réactionnaire influait sur son comportement et la rendait insupportable.

Le temps que les chrétiens n'ont pas fini de regarder en arrière, ils n'ont pas commencé réellement leur chemin avec Dieu. Le temps qu'ils regrettent leur passé, leurs habitudes charnelles et pécheresses, ils n'ont pas commencé la vie nouvelle que Dieu leur propose.
Il n'y a pas plus triste chrétien qu'un enfant de Dieu qui se bat contre la volonté divine.
Ses luttes intérieures l'épuisent, l'irritent, lui retirent sa paix, sa joie et le rendent stériles à tous les fruits de l'Esprit.

Avez-vous perdu votre joie, votre paix, vous sentez-vous improductif, irrité et insatisfait?
Contre quoi ou contre qui luttez-vous?


2. S'adapter à Dieu ou au monde?
Un jour enfin, la femme de Lot arriva à Sodome.
Elle pensa: "Enfin, une ville, une vie sociale, une maison,  un toit sur ma tête, des murs pour me protéger, moins de soucis pour le lendemain, un point d'eau fixe. Je vais pouvoir poser mes valises et m'installer."
Hélas, pour elle, la réalité allait être bien différente de toutes ses attentes car elle ne se posa pas au bon endroit!

Si vous ne cessez jamais de vous plaindre de ce que Dieu vous donne, si vous refusez indéfiniment le plan de Dieu pour votre vie, si vous refusez de comprendre sa volonté et de vous y soumettre, son jugement arrivera tôt où tard.

A Sodome, elle comprit vite que rien n'était parfait.
Au lieu de s'adapter à Dieu et de résister au monde, elle choisit avec Lot de résister à Dieu et de s'adapter au monde.

Genèse 13/10: "Lot leva les yeux, et vit toute la plaine du Jourdain, qui était entièrement arrosée. Avant que l’Eternel ait détruit Sodome et Gomorrhe, c’était, jusqu'à Tsoar, comme un jardin de l’Eternel, comme le pays d’Egypte. Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain, et il s’avança vers l’orient. C’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Abram habita dans le pays de Canaan; et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome."

Le plan de Dieu peut être difficile mais la vie hors de son plan l'est davantage encore! 

Cela, la femme de Lot dut l'apprendre à ses dépens.
Les sodomites avaient d'autres mœurs, des coutumes perverses et violentes.
Dans cette ville, elle dut vivre en recluse pour se protéger et protéger ses filles.
Les sodomites  les traitaient comme des étrangers, ils les épiaient, les surveillaient comme des bêtes sauvages à l'affût d'une proie. La solitude était pesante et le péché constant.
Mais Lot avait fait son choix, le choix des yeux, celui d'un cœur insoumis à l'Esprit de Dieu et à sa volonté.
D'un commun accord, ils avaient choisi la vallée du péché, choisi le compromis et décidé de s'adapter au monde corrompu plutôt qu'au plan de Dieu pour leur vie.
Galates 6/8: "Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption."

Ainsi, ils finirent par s'installer à Sodome malgré le fait que Lot était profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dérèglement et tourmenté journellement dans son âme à cause de ce qu’il voyait et entendait des œuvres criminelles des habitants de cette ville. (2 Pierre 2/ 7&8)

Aussi, le soir où Lot, se précipita pour accueillir dans sa maison deux voyageurs son épouse crut qu'elle aurait enfin de la distraction en perspective et des nouvelles de l'extérieur.
Toute à sa joie, elle oublia un instant les dangers du dehors et la cruauté dissolue des habitants de Sodome.
Aux hommes qui frappèrent à sa porte pour abuser des étrangers, Lot proposa un marché, ses plus jeunes filles, vierges, en échange de ses invités.
Quelle ignoble transaction, quelle étrange et malsaine décision!!!

Mais depuis longtemps, le péché couchait à sa porte, combien de temps pouvait-il y résister? 
Un proverbe dit qu'à force de jouer avec le feu, on finit par s'y brûler.
Lot était pris à la gorge, contraint de faire un choix impossible, il était au pied du mur, comme piégé dans le filet de l'oiseleur…
Sa femme ne dit rien. Elle assista, impuissante, aux tentatives de négociation de son époux.

Et que pouvait-il bien négocier?
Peut-on encore négocier lorsqu'on est dans les griffes de notre ennemi et qu'on lui a si peu résisté?
C'est leur vie qu'il devait sauver, mais était-il seulement à la hauteur ?
Quelle force a-t-on face à l'ennemi lorsqu'on a joué avec lui depuis longtemps?

Lot et son épouse avaient choisi de satisfaire leur chair plutôt que Dieu et ils étaient sur le point d'en subir les conséquences.

Le danger était d'ailleurs encore plus grand qu'ils ne l'imaginaient.
Car s'il y avait encore une lueur d'espoir pour leur vie, la ville de Sodome était condamnée et devait être détruite.
Dieu en avait assez de ces humains sans foi ni loi qui ne respectaient rien, ni personne.
Il avait décidé que c'en était assez, Sodome et la ville voisine de Gomorrhe, allaient être rayées de la carte. Et les deux hommes étaient des messagers divins chargés de les en informer.

Dieu n'est pas sans pitié, il est patient et riche en bonté, mais sa justice doit aussi s'accomplir parfaitement.
2 Pierre 3/9: "Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance."

Grâce à Abraham, qui intercéda en la faveur de son neveu, la famille put échapper à la condamnation et eut une chance d'être sauvée, mais à condition de suivre les messagers, de se dépêcher, de se mettre en route, en abandonnant tout derrière eux.

Combien d'hommes et de femmes ont été sauvés grâce à l'intercession fervente et fidèle de chrétien  animés de l'esprit d'Abraham?
Dieu seul sait! Mais j'imagine que leur nombre est grand…

Lot et sa famille devaient partirent sans se retourner, avec tous ceux qui acceptaient d'être sauvés. Il fallait quitter cet endroit voué à la destruction et vite! Lot alla informer ses gendres…
Genèse 19/14: "Lot sortit, et parla à ses gendres qui avaient pris ses filles: Levez-vous, dit-il, sortez de ce lieu; car l’Eternel va détruire la ville. Mais, aux yeux de ses gendres, il parut plaisanter."

Les gendres de Lot n'ont pas eu envie de se lever, ils n'ont pas cru au danger, ils ont décidé de rester à Sodome avec leurs femmes, les filles aînées de Lot.
Et Lot lui-même eut de la peine à se décider, il était fatigué, il ne savait pas où aller, et la montagne qui devait lui servir de refuge était si loin. Il ne se sentait pas capable d'y aller.
Il ne se sentait pas capable de grimper. Il implora les envoyés pour qu'ils lui accordent de se réfugier dans une petite ville voisine. C'était le maximum qu'il pouvait envisager.
Pour lui, pour sa femme, pour ses deux plus jeunes filles, celles qu'il s'apprêtait à sacrifier.
Les messagers durent le bousculer, le houspiller, le traîner de force, le tirant par la main pour qu'enfin il se mette en route. Ils durent lui ordonner d'avancer, de ne pas se retourner, sous peine de ne pas en réchapper.    

Combien de fois, Dieu doit-il venir vers vous pour que vous acceptiez sa volonté?
Doit-il vous houspiller aussi et vous traîner de force pour que vous échappiez de justesse à la condamnation éternelle?

Au petit matin, la femme de Lot suivit son mari comme elle l'avait toujours fait et son cœur, encore une fois était déchiré.
Elle laissait derrière elle sa maison et ses filles aînées… Et soudain, submergée par toutes ses pensées, elle ne put continuer.
A quoi bon marcher derrière Lot ?
Vers quel avenir pouvait-il encore l'emmener ?

Elle se retourna lentement, et regarda son passé qui était en train de brûler.
Ce qu'elle laissait derrière elle avait plus d'importance à ses yeux que toutes les autres choses vers lesquelles elle se dirigeait y compris le salut qui lui était ainsi accordé…!
Alors que les siens continuaient à avancer, elle resta figée, incapable de continuer.
Son passé était dévasté, et son avenir impossible. Elle était incapable de bouger. Alors elle resta là, pétrifiée. Transformée en statue de sel. En se retournant son geste révèle une signification importante car il témoigne de l’attachement aux choses terrestres et du désintéressement à la vie spirituelle.

Dans Luc 17/32&33, Jésus déclara: "Souvenez-vous de la femme de Lot. Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui la perdra la retrouvera."
Lorsque Jésus prononça cette parole aux pharisiens qui l’interrogeaient sur la venue du Royaume de Dieu, il répondit que du temps de Noé, comme de Lot, les hommes vaquaient à leurs affaires, s’adonnaient aux penchants de leurs cœurs, sans se préoccuper de Dieu. Mais le jour où l’Éternel exerça son jugement, tous les hommes mauvais périrent, d’une manière aussi totale que subite.
C’est pourquoi la Bible invite à se mettre en règle avec Dieu, dès à présent voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut a dit Paul dans 2 Corinthiens 6/2.

Depuis cet épisode tragique de la femme de Lot, les années ont passé, des milliers d'années…
Et, aujourd'hui encore, elle est là, image inexprimable, visible et éternelle, de l'insoutenable tension entre l'avant et l'après, le passé et l'avenir…
Elle, qui n'avait plus goût à la vie, n'aurait pu imaginer qu'un jour elle allait mettre de la saveur dans la vie des passants visitant le lieu où elle fut statufiée.
Elle est précieuse pour qui l'approche, cette statue de sel car elle a de grandes leçons à nous donner!

Conclusion:
Accepter et s'adapter à la volonté de Dieu n'est une chose facile pour personne, nous ne pouvons le nier.
Pourtant c'est une étape essentielle, un tournant décisif qui vous conduira à servir Dieu et à le glorifier à travers votre vie.
Si vous résistez aux changements que Dieu veut opérer dans votre vie, vous risquez non seulement de perdre du temps et des bénédictions mais surtout vous risquez de passer à côté du plan de Dieu pour votre vie, voir même de votre salut.

Abram a du renoncer à sa famille, à sa ville et à son pays.
Ce n'est pas le cas pour tous, quelques fois Dieu nous demande seulement de nous adapter à son plan en abandonnant nos préjugés, nos habitudes passées, nos méthodes rigides, notre point de vue étriqué…

Il souhaite que nous nous adaptions à toutes les circonstances et à toutes les personnes que nous rencontrons afin que nous puissions dire comme Paul:
1 Corinthiens 9/20: "Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi; J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d’y avoir part."

Comme de l'argile dans les mains du potier, nous n'avons pas à résister à celui qui nous forme et nous transforme, mais à être malléables entre ses mains.

Dieu exige fréquemment des adaptations dans des domaines que nous n'avons jamais considérés avant. Ce n'est pas qu'il désire nous coincer, nous mettre au pied du mur ou nous confondre, mais ce qu'il désire c'est être le Seigneur de notre vie.

S'il y a un domaine de votre vie où vous refusez de permettre à Dieu d'exercer son autorité, c'est un domaine où il se mettra certainement à l'œuvre, car il attend de nous une obéissance absolue.

Rappelez-vous encore une chose: Dieu vous aime et sa volonté sera toujours la meilleure pour vous. Toute adaptation que Dieu vous demandera sera pour votre bien.
Quand vous serez prêt à sacrifier toute votre vie à l'autorité de Dieu, tout comme Abram l'a fait, vous découvrirez aussi que les ajustements nécessaires valent largement la récompense que Dieu va vous accorder.
Si jusqu'à maintenant vous avez résisté à Dieu et à sa volonté, acceptez de ne plus lutter contre lui mais de vous adapter à son plan pour votre vie.
Souvenez-vous de l'histoire de la femme de Lot si vous ne voulez pas subir les conséquences de vos résistances et finir statufié!


Proverbes 1/33: "Celui qui m’écoute reposera avec assurance, il vivra tranquille et sans craindre aucun mal."