vendredi 10 mai 2013

Déliez-le et laissez-le aller!


Jean 11/32 à 44: "Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. Et il dit: Où l’avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l’aimait. Et quelques-uns d’entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne meure point? 

Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C’était une grotte, et une pierre était placée devant. Jésus dit: Ôtez la pierre, Marthe, la sœur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. Jésus lui dit: Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je sais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. Ayant dit cela, il cria d’une voix forte: Lazare, sors! Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller."

Introduction:
Pensez-vous que quelque chose soit impossible à notre Dieu?
N'avez-vous jamais été déstabilisé dans votre foi au point de ne plus savoir où vous en êtes vraiment?
Vous sentez-vous parfois comme entravé ou prisonnier d'une situation pour laquelle vous aimeriez que Dieu vous accorde une délivrance?   
Les circonstances difficiles que vous traversez parfois ne sont-elles pas autant de moyens que Dieu permet dans vos vies pour vous amener à goûter à sa toute puissance?

Plus que de recevoir des mots, notre foi à besoin d'être éprouvée et exercée pour s'affermir et s'enraciner dans les certitudes inébranlables que doivent acquérir tous les enfants de Dieu.
Car expérimenter la foi est le seul moyen qui puisse nous amener à réaliser l'efficacité qu'elle contient lorsqu'elle parvient à s'appuyer sur Dieu.

Peut-être redoutez-vous les expériences de foi?  

Certains ont fait le choix d'une vie chrétienne fade et sans risque redoutant tous changements et toutes remises en question, tandis que d'autres s'engagent dans l'aventure exceptionnelle de la foi en laissant à Dieu la possibilité de les amener à vivre les expériences les plus formidables et les plus enrichissantes de la vie spirituelle.      

Pourquoi ne pas dès aujourd'hui vous élancer dans une expérience de foi?

Quelle est la situation qui vous embarrasse actuellement et vous laisse sans ressource, faisant en même temps remonter du fond de votre âme toutes sortes d'émotions de tristesse, de mélancolie, de crainte et de peur?

Si parfois vous doutez de la toute puissance de Dieu: relisez ce chapitre 11 de l'évangile de Jean, parcourez son récit et laissez-vous convaincre par le Saint-Esprit que pour votre Dieu rien n'est impossible.  


1. Plusieurs réactions face à l'adversité.
Il y avait dans le village de Béthanie en Judée une famille composée d'un frère et de deux sœurs: Lazare, Marthe et Marie.
Là, dans le calme de ce petit village situé sur le flanc oriental de la colline du mont des Oliviers, à environ 3 ou 4 km de Jérusalem, demeurait cette petite famille.
Les conditions dans lesquelles ils vivaient nous laissent à penser qu'ils avaient certainement du perdre leurs parents très tôt et que cette adversité les avaient poussés à rester ensemble pour affronter ce que la vie leur avait imposé.

L'unité n'est-elle pas l'arme la plus efficace pour lutter contre l'adversité?

Mais Béthanie dont la signification araméenne est: "maison de l’affligé" allait encore prendre tout son sens pour cette famille déjà bien éprouvée.  

En effet, Lazare, l'homme de la maison, tomba gravement malade et son état déclinait de jour en jour au point que ses deux sœurs Marthe et Marie décidèrent d'envoyer quelqu'un pour chercher Jésus. Le malade arrivant au seuil de la mort, il fut logique pour cette famille chrétienne de chercher un secours en Jésus-Christ.
De plus, Jésus était pour cette famille un véritable ami…

Mais le temps passa et tandis que Jésus tarda à arriver, Lazare mourut…
De nouveau la mort entra dans la maison de Marthe et Marie et cette fois c'est leur frère qu'elle emporta.
Cette nouvelle épreuve laissa dans le cœur des deux sœurs une tristesse mêlée d'incompréhensions et  présageait pour elles un avenir plus qu'incertain.

En effet, celui qui était devenu l'homme de la maison par la force des circonstances et qui assumait donc la charge de pourvoir aux besoins de la famille, leur avait été enlevé.
Le petit univers que cette famille avait essayé de reconstruire venait d'exploser de nouveau en éclat!

Comment rebondir au milieu d'un tel drame et où trouver la force pour reformuler des projets d'avenir?
Faut-il trouver absolument une raison à toutes nos souffrances ou plus précisément un coupable?

L'homme trouve bien souvent en Dieu le coupable rêvé pour trouver un soulagement à ses questions sans réponse!
Mais accuser Dieu n'est-ce pas reconnaître déjà son existence?

Dans le village de Béthanie de nombreuses réactions vont se manifester!
Lorsque Jésus annonça à ses disciples la mort de Lazare, le premier qui réagit fut Thomas.
Celui-ci n'avait pas du tout compris pourquoi Jésus tenait à se rendre auprès de Lazare, et dans sa fougue, il s'emballa, incitant les autres disciples à suivre Jésus à Béthanie pour y mourir aussi.
Il pensait que la persécution allait s'abattre sur eux et qu'ils auraient à subir la mort.
Certaines personnes au caractère impétueux, parlent plus vite qu'elles ne réfléchissent et bien souvent leurs paroles dépassent leurs actes et mêmes leurs possibilités.
Elles se trompent elles-mêmes par de faux raisonnements, en présumant de leurs capacités et de la disposition de leur cœur.
C'était le cas des disciples; ils pensaient que le temps était venu pour Jésus et pour eux de mourir et ils se sentaient prêts à donner leur vie pour leur maître.
Leur élan de cœur est aussi décrit dans Matthieu 26/35: "Pierre lui répondit: Même s’il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose."

Malheureusement, nous connaissons la suite de l'histoire, le reniement de Pierre et la fuite des disciples au jardin de Gethsémané.
Prenons garde à nos paroles! Ne nous empressons pas de parler et d'agir, mesurons nos engagements, ne faisons pas de promesses légèrement, au risque de paraître comme des insensés, de sombrer dans la confusion et la honte, la tristesse et l'accablement.

Proverbes 14/16: "Le sage a de la retenue et se détourne du mal, mais l’insensé est arrogant et plein de sécurité."

Faisons preuve de sagesse, en comprenant bien ce que Jésus nous dit et en mesurant la portée de nos engagements.

Luc 14/28: "Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer?"

Certains ont des ambitions démesurées, des rêves utopiques, des projets au-delà de leur portée et Dieu sait qu'ils sont incapables de réaliser ce à quoi ils aspirent.
Le fait d'être chrétien ne doit pas nous empêcher d'avoir les pieds sur terre et d'être réalistes sur nous-mêmes.
C'est vrai que rien n'est impossible à Dieu, mais toutefois, Dieu ne désire pas être le seul à agir dans bien des situations. Dieu veut se servir de nous et veut agir à travers nous.

Jésus a ressuscité Lazare mais il n'a pas roulé la pierre de son tombeau et il n'a pas ôté ses bandelettes…!
Dieu fait sa part et nous devons faire la notre!
Face à Lazare mort, Jésus n'a pas demandé à ses disciples de mourir, il ne leur a pas demandé non plus de prier pour qu'il ressuscite!
Devant le tombeau de Lazarre, Jésus a simplement demandé aux personnes présentes de rouler la pierre puis une fois que Lazarre fut sorti du sépulcre de lui ôter les bandelettes qui entravaient son corps.

Bien souvent nous voudrions faire de grandes choses, vivre de grands miracles, partir comme des missionnaires prêts à donner leur vie pour leur maître, nous voudrions une vie palpitante et hors du commun, mais lorsque Christ nous réclame d'être fidèle dans les petites choses, lorsqu'il nous demande de lui obéir sans condition, lorsqu'il attend de nous humilité, douceur et compassion, il ne trouve qu'inconstance, légèreté, résistance, orgueil, arrogance, susceptibilité et dureté.

Jésus savait que ses disciples n'étaient pas préparés à mourir pour lui, ni à remporter de grandes victoires en son nom. Leur temps n'était pas encore venu.
Il leur fallait d'abord confronter leur humanité faible et déchue, affronter leurs impossibilités et admettre leurs incapacités, avant que Dieu ne les utilise pleinement dans son œuvre.

Face à la mort de Lazare, nous trouvons aussi beaucoup de juifs venus consoler Marthe et Marie, les sœurs du défunt.
Le fait que ces juifs soient venus réconforter les sœurs dans le deuil est une bonne chose en soi.
La bible nous enseigne  dans Romains 12/15: "Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent."

Mais l'attitude de ces personnes demeure néanmoins exclusivement sentimentale voir religieuse, le fait qu'ils pleurent avec Marthe et Marie ou qu'ils tentent de les consoler ne changeaient rien aux circonstances. Les deux sœurs pleuraient toujours et Lazare demeurait dans le sépulcre!
Remarquez la profonde tristesse de cette scène où s'expriment la douleur, la détresse et l'impuissance face à la mort. Toute la palette des sentiments face au deuil y sont représentées, telles que l'incompréhension, l'incrédulité, les questions, la tristesse, l'agitation, l'accablement ou la culpabilité.

Dans cette scène, nous voyons les larmes de compassion d'un entourage amical et religieux, les sanglots légitimes et profonds de deux sœurs qui se lamentent bruyamment, meurtries par la perte d'un proche parent qu'elles aimaient sincèrement, et nous y voyons aussi les pleurs de Jésus Christ, le fils de Dieu fait homme, ayant lui aussi de la compassion, de la peine et des sentiments profonds envers les siens.

Au verset 35: nous lisons que Jésus pleura.
Le terme "pleura" traduit du grec "dakruo" n'est pas le même utilisé pour Marie lorsqu'il nous est dit qu'elle pleura.
Marie se lamenta et exprima sa douleur par des larmes et des cris, mais Jésus versa des larmes silencieuses de profonde compassion sans y mêler le désespoir.
Le verset le plus court de la Bible et aussi l’un des plus touchants.
Même s'il n'exprime pas le seul moment où Jésus pleura, car il pleura aussi sur Jérusalem, et éprouva une grande tristesse à Gethsémané.
Le fait que Jésus pleura démontre sa véritable humanité. Il versa de vraies larmes d’affliction quand il vit les conséquences terribles du péché sur l’humanité.
Le fait que Jésus pleura en présence de la mort montre qu’il n’est nullement inconvenant pour des chrétiens de pleurer lors du décès d’un être cher.
Toutefois, les chrétiens ne se lamentent pas de la même façon que les incroyants, qui ne possèdent aucune espérance.

Paul a dit aux chrétiens de Thessalonique dans 1 Thessaloniciens 4/13: "Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui sont décédés, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance."

Jésus a des émotions et il sait les exprimer tout comme les chrétiens devraient savoir les exprimer, sans les réprimer mais sans se laisser submerger non plus, au point de plus pouvoir se contrôler. L'exubérance des émotions quelles qu'elles soient est gênante et mauvaise en soi mais la répression complète l'est tout autant.
La bible nous enseigne à travers l'Ecclésiaste 3/4 qu'il y a un temps pour pleurer, et un temps pour rire. On ne peut passer son temps et sa vie à pleurer, à se lamenter et à désespérer.

Si les juifs empreints de bons sentiments amicaux et religieux entouraient Marthe et Marie leurs actions étaient toutes fois biens impuissantes et limitées.
Jésus même s'il pleura, ne s'arrêta pas à des émotions et à des paroles de réconfort.
Sa force toute puissante de résurrection changea la situation et l'attitude de cœur de chacun.

Aujourd'hui Jésus peut encore changer des situations qui vous paraissent inextricables.
Il peut changer la mort en vie, les ténèbres en lumière, les larmes en joie, l'incrédulité en foi…

Jésus ne s'arrête jamais à ce qu'il voit, car il voit au-delà des circonstances, au-delà des apparences, au-delà des limitations humaines.
 Il a vu la vie là où régnait la mort, il a vu des cœurs de disciples dans les âmes remplies de larmes, de doute et de rancœur.

Êtes-vous prêts à voir les choses comme Dieu les voit?
Êtes-vous prêts à aller au-delà de vos circonstances, au-delà de vos désespoirs,
de vos doutes et de vos rancœurs?

Si Jésus s'approche de vous pour changer vos circonstances
et vos cœurs comment allez-vous réagir?



2. Ôtez la pierre et déliez-le!
Comme certains parmi la foule l'ont reproché, Jésus aurait pu empêcher la mort de Lazare, il aurait pu venir avant quatre jours et guérir son ami malade. Mais Jésus ne l'a pas fait.

Jésus ne fait pas les choses toujours comme nous le souhaiterions…! 

Même si nous ne comprenons pas tout ce qu'il fait, nous devons l'accepter.
Jésus a dit: "Ôtez la pierre!" et les hommes présents parmi la foule se sont exécutés.

Si Jésus avait la puissance de ressusciter Lazare pourquoi n'a-t-il pas roulé la pierre? 
Pourquoi n'a-t-il pas transporté miraculeusement Lazare hors du tombeau? 
Pourquoi ne l'a-t-il pas lui-même délivré de ses bandelettes?
Est-ce que toute cette mise en scène étrange et prodigieuse avait un sens plus profond que celui déjà tout à fait extraordinaire de la résurrection?

Bien sûr, Jésus n'a jamais rien accompli au hasard, tout ce qu'il fait est parfait, réfléchi et lourd de sens.
Cela était le cas pour cette résurrection, et cela l'est encore aujourd'hui pour chacune de nos vies.

A travers les actes et les paroles de Jésus devant le tombeau de Lazare, nous devons comprendre deux choses:
La première c'est que Jésus seul peut redonner la vie aux hommes, la vie aux familles brisées, la vie aux communautés désespérées, la vie aux cœurs desséchés par le péché…
C'est son œuvre, sa mission; lui seul est sauveur, lui seul est monté sur la croix pour nous donner la vie.

Mais nous devons comprendre une seconde chose: c'est qu'une fois revenus à la vie, nous avons encore besoin que la pierre soit roulée et que nos bandelettes soient ôtées.
Nous avons besoin de connaître la vraie liberté, totale et parfaite en Jésus Christ!

Galates 5/1: "C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude."

Vous sentez-vous complètement libres en Jésus Christ ou tout comme Lazare sentez-vous encore des liens vous empêcher d'y voir clair, d'avancer et d'agir?

Une pierre sur votre chemin vous bouche-t-elle tout votre horizon et vous maintient-elle prisonnier, malgré la vie que Christ vous a donnée?

Vos poings sont-ils liés, vos pieds enchaînés, votre bouche bâillonnée?


C'est pour la liberté que Christ vous a affranchis!
Affranchis du péché, de la peur, du doute, de la culpabilité, des angoisses et de toutes sortes d'émotions ingérables et handicapantes qui vous lient et vous empêchent de profiter pleinement de la liberté que Christ vous a donnée.

Cette liberté Christ nous l'a donnée sur la croix dans le tout est accompli. 
Mais nous devons comprendre que si Christ n'a pas ôté la pierre ni ôté les bandelettes de Lazare, s'il a demandé aux hommes présents de le faire à sa place, c'est parce qu'il veut que nous fassions notre part!

La tâche de l'Eglise et des croyants en général, ce n'est pas de ressusciter les morts, ni de se lamenter, ce n'est pas de rajouter des pierres devant les tombeaux déjà fermés, ni d'abandonner les Lazare à leurs bandelettes, la tâche des croyants c'est de rouler les pierres et d'ôter les liens qui maintiennent leurs frères et sœurs captifs quoi que ressuscités!

Notez bien que Jésus ne leur a seulement permis de se réjouir du miracle ou de prier et louer.
Jésus a réclamé de leur part, des actes concrets.
Pas seulement des conseils, des encouragements et des prières mais des actes réels adaptés à la situation, des actes qui ont réclamé de leur part des efforts (la pierre à rouler était très lourde), des actes qui leur ont demandé de la délicatesse (ils n'ont pas arracher sauvagement les bandes), des actes qui ont sollicité une solidarité et une unité entre tous pour un même but émanant de la volonté du Christ, des actes accomplis par amour et dans la joie.


Conclusion:

Selon une fable juive, deux frères, fermiers tous les deux, vivaient en voisins.

Après une récolte particulièrement abondante, chacun dut décider de ce qu'il allait faire de son excédent.

Le premier se dit: "Moi, j'ai une femme et des enfants tandis que mon frère vit seul. Je vais lui faire la surprise de mettre une partie de ma récolte dans son champ."

L'autre frère se dit: " Moi je suis seul. Mon frère doit pourvoir aux besoins d'une femme et de ses enfants. Je n'ai pas besoin de tout ce que j'ai moissonné. Je vais donc lui faire la surprise de mettre une partie de ma récolte dans son champ."

C'est ainsi que les deux frères se retrouvèrent en pleine nuit en train de mettre dans le champ de l'autre la preuve de leur bienveillance."

La vie de résurrection que nous avons reçue en Jésus Christ, nous pousse à aller dans le champ de notre frère pour lui donner quelque chose de l'abondance surnaturelle que nous avons reçue des réserves divines et infinies.

A l'écoute de ce message, vous avez pu vous retrouver dans la situation de plusieurs personnages.
Peut être vous sentez-vous comme Lazare ressuscité mais encore lié et empêché d'avancer, dans ce cas vous avez besoin de vivre une pleine et entière libération que Christ veut vous donner.

Dans un deuxième cas, vous vous sentez comme les spectateurs de cette scène terrible et bouleversante, vous êtes comme Marthe, Marie, ou comme les juifs remplis de compassion, mais vous vous sentez impuissants et appelés à vivre autre chose au sein de l'Eglise.
Vous ne voulez plus être de simples spectateurs mais des acteurs, employés au service de Christ, des croyants qui ont plus que des mots dans leur cœur et leur bouche mais qui veulent agir pour bénir et libérer les autres.
Si c'est votre cas, alors approchez-vous des Lazare et priez pour eux...!

Prions et nous intéressons-nous au cas de chacun, nous tenant prêts dans l'unité et l'amour à obéir à Christ, à agir avec délicatesse, à faire des efforts concrets et à aider notre prochain.

Nous ne sommes pas appelés à nous juger, à nous critiquer ou à être indifférents mais à aimer notre prochain à travers des actes concrets.

Jésus nous dit maintenant dans Jean 11/40: "Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?"