mardi 20 novembre 2012

Au cœur de nos incompréhensions



Psaume 22/1-12: "Au chef des chantres. Sur Biche de l’aurore. Psaume de David. Mon Dieu! Mon Dieu! Pourquoi m’as-tu abandonné, et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes? Mon Dieu! Je crie le jour, et tu ne réponds pas; la nuit, et je n’ai point de repos. Pourtant tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d’Israël. En toi se confiaient nos pères; ils se confiaient, et tu les délivrais. Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; Ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point confus. Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête, recommande-toi à l’Eternel! L’Éternel le sauvera, il le délivrera, puisqu'il l’aime! Oui, tu m’as fait sortir du sein maternel, tu m’as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours!" 

Introduction:
La lecture du psaume 22, nous confronte à l'incompréhension qui parfois se trouve dans nos cœurs. Les sentiments qui y sont exprimés par David sont ceux que nous partageons tant de fois. 
Il s'agit de sentiments qui sont parfois exprimés mais qui sont aussi trop souvent contenus et gardés secrets dans le fond de nos cœurs.
En effet, nous sommes tiraillés par la pensée de savoir que penserait nos frères et sœurs dans la foi, s'ils apprenaient que dans notre cœur se livre par moment une lutte sans merci, où s'oppose l'incompréhension en face de la réalité quotidienne que nous vivons et la foi sur laquelle nous nous reposons? 

Alors certains se taisent préférant supporter voir même souffrir intérieurement plutôt que d'avouer, ce qu'ils pensent être "anormal"...
Malheureusement, il y a dans bien des vies ce que j'appelle des "standards" ou "des stéréotypes" de la foi qui ne laissent que peu de place à l'authenticité spirituelle que Dieu désire pourtant voir s'établir en chacun de nous.
Parmi ces standards, ces stéréotypes vous retrouverez certaines déclarations avançant qu'un chrétien doit toujours se sentir bien et qu'il ne doit jamais se plaindre ou qu'un chrétien ne devrait jamais se mettre en colère mais plutôt vivre dans une parfaite maîtrise de lui-même. 
Il y a aussi le fait de croire qu'un chrétien ne doit jamais penser certaines choses vis-à-vis de Dieu ce qui serait un outrage voir un sacrilège!
Mais la réalité est tout autre et nous savons très bien que ces théories ne sont que des couches superficielles d'une religiosité qui finit par faire de l'église une "communauté de surface" alors qu'elle se doit d'être une "communauté de profondeur".

Dieu dans sa sagesse et son objectivité n'a pas désiré retirer ou censurer certains propos dans sa parole pour la rendre plus acceptable en aseptisant certains passages par rapport à leur contenu.  
Quel bonheur et quelle joie d'entendre David exprimer librement et sans retenu les sentiments qui sont dans son cœur. 
David déclare son incompréhension et le trouble qu'il ressent en face de l'attitude que Dieu a vis-à-vis de lui. Il partage ce qu'il sait de Dieu et ce qu'il sait sur lui même tout en déclarant ne pas comprendre pourquoi Dieu l'abandonne en l'exposant ainsi au regards critiques et moqueurs de ceux qui l'entourent.

J'ose le dire et l'espérer qu'il y a dans notre monde un espace d'écoute et de compréhension où l'on peut exprimer ses sentiments sans avoir peur d'être jugé, maltraité, abaissé et ridiculisé.
Arrêtons de croire que Dieu ne peut entendre que certaines choses et qu'il serait hermétique à certaines autres car cela reviendrait à limiter Dieu dans son amour, dans sa compassion et dans l'expression de sa grâce.
Devant la face du Seigneur tout peut être dit, tout peut être déversé car Dieu ne se bouche pas les oreilles lorsque vous lui partagez vos doutes, vos craintes, vos révoltes, vos faiblesses et vos égarements.
N'est-ce pas rassurant de pouvoir vivre au sein d'une relation qui ne souffre pas du non dit? Une relation sans retenue? Sans autre convenance que celle qui se doit se dégager ou émaner de la sincérité de notre cœur? 
Y-a-t-il des choses non dites dans votre relation à Dieu?

Apprenez à mettre des "mots" sur vos "maux"!
    
1- Un reproche porté à Dieu!
Verset 2&3: "Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné, et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? Mon Dieu ! Je crie le jour, et tu ne réponds pas; la nuit, et je n’ai point de repos."

Devant la lecture de ce verset j'aimerais vous poser une simple question: Avez-vous déjà fait des reproches à Dieu?
Attention,  je ne parle pas d'une révolte délibérée qui remettrait en question l'existence de Dieu mais d'une réaction qui induite par la souffrance et l'incompréhension vous aurait poussé à reprocher à Dieu sa manière d'agir envers vous. 
Dieu a-t-il toujours répondu à vos questions au moment où vous l'auriez aimé, souhaité, désiré?
Le sentiment que Dieu n'était plus avec vous n'a-t-il jamais traversé vos pensées? 
Combien de fois au cours de votre existence êtes-vous passé par ces moments où vos prières ne semblaient pas être entendues?

L'attitude de chacun peut être différente dans les moments difficiles de la vie spirituelle car là où le caractère des uns s'exprime celui des autres les pousse à se renfermer et chacun sans même le vouloir laisse progressivement s'établir la révélation de la nature cachée et profonde de son cœur.  
C'est alors que dans le cœur de chacun commence à naître deux sentiments terribles et bien connus de tous les êtres humains: la détresse et l’angoisse.

2- La détresse et l’angoisse.
Lorsque les jours s’écoulent, que le temps passe et que dure l'opposition et les difficultés alors la détresse et l’angoisse s'installent et prennent de plus en plus de place dans nos vies. 
Nous sommes alors aux prises avec les sentiments les plus pénibles et les plus dévastateurs que le cœur de l'homme puisse connaître et endurer.
C'est à ce moment précis que l'on reconnaît le véritable disciple! 
Le disciple est celui ne cherche pas à fuir les circonstances dans lesquelles il se trouve mais qui recherche sans cesse en Dieu la "solution" et la "leçon" spirituelle qui lui permettront de sortir triomphant! 
David était un familier de l'angoisse et de la détresse. 
Il déclara dans le Psaume 25/15-16: "Je tourne constamment les yeux vers l’Eternel, car il fera sortir mes pieds du filet. Regarde-moi et aie pitié de moi, car je suis abandonné et malheureux. Les angoisses de mon cœur augmentent; tire-moi de ma détresse. Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés. Vois combien mes ennemis sont nombreux, et de quelle haine violente ils me poursuivent. Garde mon âme et sauve-moi! Que je ne sois pas confus, quand je cherche auprès de toi mon refuge!"

Angoisses et détresses marchent ensemble. De leurs deux mains, elles broient notre cœur, torturent notre âme et nous conduisent par leurs propos incrédules à remettre en question même si elles le pouvaient la réalité la plus palpable et tangible à laquelle nous faisons bien de nous accrocher.
Un homme a dit un jour une parole à laquelle j'ai attaché mon cœur. Il déclara: "Dans les ténèbres de l'adversité ne remettez jamais en question ce que Dieu vous a dit lorsque vous étiez dans sa lumière!" 

L'angoisse et la détresse cherchent à nous convaincre que notre Rédempteur ne répondra pas, qu'il nous a oubliés, délaissés ou qu'à cause de nos péchés et nos infidélités, il ne peut nous exaucer. 
A d'autres moments "angoisse" et "détresse" viendront remettre en question vos compétences. Elles vous amèneront à douter de vos bonnes intentions, de votre disposition de cœur et de vos capacités! 
Par des liens savamment tissés de mensonges et de vérités qui représentent l'alliage le pire qui soit, elles tentent d’arracher de votre cœur la foi qui a été déposée et sans laquelle vous demeurerez inefficaces, infructueux et stériles vous faisant sombrer dans l'immobilisme le plus désastreux!  

Dans ces temps de lutte il est essentiel de savoir vers où se tourner!
Sur qui ou sur quoi pouvons nous prendre appui le temps de retrouver les quelques forces utiles pour parvenir à rester debout sur le pont du navire dans la tempête et l'affrontement  jusqu'à la délivrance tant attendue?

Comme beaucoup, j'ai cherché moi aussi dans toutes les directions et j'ai épuisé toutes les ressources sur lesquelles je pouvais espérer et compter et aucune d'elles ne pouvaient remplir le vide que mon cœur ressentait.  
Une seule ressource  m'a comblé et m'a communiqué une force insoupçonnée et inépuisable. Cette ressource ou plus exactement cette "re-source" c'est la Parole bénie! 
Dans cette parole on y retrouve des témoignages qui nous rassurent, on y voit les bontés de l’Éternel se renouveler, les réponses reçues, les délivrances exécutées.

3- Un Dieu qui déçoit?
Verset 4&6: "Pourtant, tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d’Israël. En toi se confiaient nos pères; ils se confiaient, et tu les délivrais. Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point (déçus.) confus."

"Pourtant, tu es le Saint" disait David! 
Cet homme savait, il connaissait les possibilités infinies de Dieu. Il dirigeait ses regards comme nous vers les expériences de ceux qui dans la foi l'avait précédés.
Mais il semble néanmoins que pour lui quelque chose n'est pas identique. Nos pères se confiaient en toi et ils n'étaient point déçus...!

Que veux dire David en s'adressant ainsi à son Dieu? 
Confesse-t-il le fait qu'il soit déçu de Dieu?
Êtes-vous choqué devant une telle attitude et à l'écoute de tels propos ou avez-vous déjà partagé de tels sentiments?

Devant les semaines qui passent et toujours pas de réponses... 
Plongé continuellement dans le silence, la souffrance et en face de l’espoir d’une délivrance qui se retrouve encore repoussé d’une autre journée, il est bien difficile à notre âme de ne pas lui laisser remonter ce genre de sentiment...!  

4- Une trilogie infernale!
C'est alors que pour nos déstabiliser encore un peu plus "angoisse" et "détresse" appellent à leurs secours "désespoir".

La trilogie est au complet!

Nos voilà maintenant équipé soit pour vivre la plus belle des dépressions ou la plus profonde des révoltes qu'un être humain puisse traverser! 
Désespoir est maintenant à l'œuvre utilisant sans relâche la tromperie comme un bras de levier  pour nous faire basculer dans le gouffre béant et sans fond de nos incompréhensions. 
Il imbibe alors soigneusement le bout de son poignard et à grands coups, il transperce notre cœur déjà meurtri diffusant le poison du doute qui s’infiltre tranquillement dans notre âme. 

Mais comment réagir devant un tel assaut?
Quelle attitude observer?
Ne te sens-tu pas parfois comme piégé par la différence qui existe entre ce que tu confesses de ta bouche et les circonstances par lesquelles tu passes?
Vas-tu perdre la face? Est-ce là ce que Dieu désire?
Dieu permettra-t-il un tel affront?  

Il arrive un point ou abasourdies par toutes ces attaques, on accepte finalement de se revêtir du vêtement de la honte qui nous est présenté par l’inquiétude, sœur jumelle de l’angoisse.
Et avec un rictus de dédain, celle-ci se réjouit de constater notre faiblesse révélée au grand jour.

Alors arrive finalement cette parole du Verset 7: "Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple."
C'est alors que les incrédules, qui nous entourent, découvrent encore plus de raison de nous ridiculiser, de tourner en dérision notre foi nouvellement acquise ou éprouvée par des années de services. 
Difficile de rétorquer sous cette pluie de coups lorsque l'on a même plus la force de faire semblant!  

Verset 8: "Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l’Éternel! L’Éternel te sauvera, il te délivrera, puisqu'il t’aime!"

Que faire de ces mots?
Comment réagir devant cette moquerie?
N'entendez-vous pas dans ces paroles les affirmations dans lesquelles vous devriez pourtant vous confier?


La dérision tente toujours de tourner la vérité en moquerie! 
Mais pour cela elle doit annoncer néanmoins la vérité!
Sachez que même les reproches que l'on vous fait seront selon la façon dont vous les recevrez dans votre cœur soit un moyen de puiser des forces spirituelles nouvelles, soit un moyen d'anéantissement! 
Il faut que je puisse au travers de la sagesse que Dieu m'a confiée distinguer un trésor parmi les déchets! 
Il faut que je puisse avec le courage que Dieu m'a donné affronter les circonstances telles qu'elles sont, et non comme je voudrais qu'elles soient.
Il faut que je puisse avec l'audace que Dieu a mis dans mon cœur dire haut et fort: "je ne te laisserai point partir sans que tu me bénisses" Genèse 32/26. 

Réalisez-vous qu'il s'agit là d'un combat qui en réalité vous oppose à Dieu?
C'est alors que le pourquoi du silence de Dieu prend alors tout son sens!
Le Dieu de l’Éternité a veillé personnellement à ce que tu reçoives les soins nécessaires pour t'amener là où tu es rendu maintenant. 

Là où le mystique pense reconnaître la main de l'adversaire, l'homme spirituel parvient à discerner la main de Dieu.
Ecoutez un message que j'ai un jour reçu comme une lettre envoyée par Dieu:
Mon enfant, j'ai un message pour toi.
Aujourd'hui, laisse-moi te le murmurer à l'oreille pour qu'il puisse auréoler de gloire tout nuage de tempête venant à s'élever et aplanir les lieux rocailleux où tu devras peut être marcher.
Il est court! Cinq mots seulement!
Mais laisse-le s'enfoncer au tréfonds de ton âme.
Utilise-le comme un oreiller où reposer ta tête lasse:
"Cette chose vient de moi!"
As-tu déjà pensé à ceci: Tout ce qui te concerne me concerne aussi?
"Car tu as du prix à mes yeux" (Esaïe 43/4)
C'est pourquoi je prends un plaisir spécial à te former.
Je voudrais que tu apprennes quand les tentations t'assaillent et que l'ennemi vient comme un fleuve, que cette chose vient de moi, que ta faiblesse à besoin de ma force et que ta sécurité consiste à me laisser combattre pour toi.
Te trouves-tu dans des circonstances difficiles, entouré de gens qui ne te comprennent pas, qui ne s'enquièrent jamais de tes goûts, qui te mettent à l'arrière plan?
Cette chose vient de moi. 
Je suis le Dieu des circonstances.
Tu n'es pas arrivé là par accident, c'est la même que Dieu voulait te voir.
N'as-tu pas demandé à devenir humble?
Alors vois, je t'ai placé à l'école où cette leçon est enseignée, ton entourage et tes compagnons ne font qu'accomplir ma volonté.
As-tu des problèmes d'argent?
T'est-il difficile de joindre les deux bouts?
Cette chose vient de moi, car je suis celui qui tient les cordons de ta bourse, et je voudrais te voir puiser en moi et dépendre de moi.
Ma richesse est sans limites.
Je voudrais que tu mettes à l'épreuve mes promesses.
Qu'il ne soit pas dit de toi: "Dans cette circonstance tu n'as pas eu confiance en l’Éternel ton Dieu."
Traverses-tu une nuit de chagrin?
Cette chose vient de moi.
Je suis "l'homme de douleur et habitué à la souffrance".
J'ai permis que les réconforts terrestres te fassent défaut, pour qu'en te tournant vers moi tu puisses obtenir une consolation éternelle.
Désires-tu accomplir une grande œuvre pour moi, au lieu de quoi tu t'es trouvé cloué sur un lit de souffrance et de faiblesse?
Cette chose vient de moi.
 Je ne pouvais attirer ton attention quand tu étais occupé, et je veux t'apprendre quelques-unes de mes leçons les plus profondes.
"Ils me servent aussi ceux qui attendent patiemment."
Certain de mes plus grands ouvriers sont ceux qui sont exclus du service actif pour apprendre à manier l'arme de la prière.
En ce jour, je place devant toi ce pot d'huile Sainte.
Fais en librement usage, mon enfant.
Que toutes circonstances survenant, tous mots qui te blessent, toutes révélations de ta faiblesse en soient oints.
La douleur passera à mesure que tu apprendras à me voir en toutes choses! 


5- Discerner la main de Dieu en toutes choses!    
Quelle merveilleuse leçon spirituelle nous apprenons dès que nous réalisons que toutes choses concourent à notre bien puisque derrière toutes choses Dieu se tient en maître. 

Verset 10-12: " Oui, tu m’as fait sortir du sein maternel, tu m’as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, (m’as protégé) dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours!"

Quelle merveilleuse affirmation David proclame au cœur de son incompréhension!
Oui celui qui était au tout début de ta vie, alors que tu n'étais que masse informe est encore celui qui veille sur toi, même si tu en doutes parfois. 
Car tes doutes ne changeront rien à cette réalité!
Notre Dieu demeure la seule personne au monde qui n’abandonnera jamais ses fidèles dans les temps de tourmente. 
Il a parfois laissé les circonstances agir sur notre vie pour nous modeler un cœur capable de réaliser la valeur incomparable de l'amour qui sait se taire pour mieux se faire accepter. 

Car l'amour ne se base pas sur la contrainte mais sur l'engagement volontaire. 
Sache que Dieu c'est engagé à t'aimer il y a bien longtemps. 

Sache mon frère, ma sœur que Dieu n’est pas resté insensible à ce que tu subissais. Il a mêlé ses larmes aux tiennes au moment où les coups pleuvaient sur toi, tandis que les mots fouettaient ton cœur et ton âme. 
Lorsque tu criais ton désespoir d’avoir perdu ce à quoi tu tenais le plus, il ne s’est pas bouché les oreilles pour ne point entendre. Il n'est pas resté indifférent à ce que tu endurais! 
À l’instant, il a tout mis en œuvre pour t’apporter une parole de délivrance en souhaitant, que l’amertume qui te submergeait, ne devienne point un obstacle à ta guérison. 
Au cœur de tes incompréhensions même les plus légitimes et qui t'ont même poussé à prononcer des paroles que tu regrettes encore aujourd'hui, il n'a eu qu'un désir celui de faire retentir sa voix pour t'amener à connaître l'étendu de son amour.
Mais la douleur de ton cœur a laissé parfois la révolte couvrir les douces paroles qu'il murmurait à ton oreille.   
Le Dieu de toute compassion te demande encore de lui faire ou refaire une place dans ta réalité. Car il compte rebâtir tout ce qui a été détruit et ramener à la vie ce qui est mort en toi.
Car tout ce qu'il ramène à la vie renaît  avec bien plus de force et de puissance. 
C'est en agissant ainsi que la gloire de Dieu paraît une évidence et que notre foi prend racine plus profondément. Il forme en toi un cœur de serviteur à l'image de celui qui sur une croix a dit il y a 2000 ans: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?" (Matthieu 27/46)  

Le Dieu des miracles veut opérer de grands prodigues dans ton existence. Alors, fais-lui encore confiance!
Prière : 
«Seigneur, mon Dieu d’amour, merci de venir à mon secours lorsque l’Angoisse et la Détresse se mettent ensemble pour me terrasser ! Par Ta puissance, Tu me rends plus que vainqueur ! 
Donne-moi la volonté de persévérer dans les sentiers où tu me conduis, afin que je puisse célébrer l’exaucement de mes prières!»