mercredi 15 décembre 2010

Eliezer est-il venu dans ta maison?

 









Genèse 24 /12-15: "Et il dit: Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd’hui ce que je désire, et use de bonté envers mon seigneur Abraham!
Voici, je me tiens près de la source d’eau, et les filles des gens de la ville vont sortir pour puiser l’eau. Que la jeune fille à laquelle je dirai: Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive, et qui répondra: Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac! Et par là je connaîtrai que tu uses de bonté envers mon seigneur. Il n’avait pas encore fini de parler que sortit, sa cruche sur l’épaule, Rebecca, née de Bethuel, fils de Milca, femme de Nachor, frère d’Abraham."


Introduction:

Dans une société où la communication est presque devenue une technique de pointe avec Internet et les nouvelles technologies nous sommes forcés de constater qu'en réalité la véritable communication n'est pas le point fort de notre génération.
Communiquer c'est partager une relation et le partage demande du temps, des efforts pour essayer de comprendre l'autre tout en essayant de se faire comprendre soi-même.
La communication n'est en aucun cas un sens unique!

Dans le domaine des sentiments, des stratégies de communications modernes ont vu le jour. Des agences matrimoniales vous proposent moyennant finances un catalogue de prétendants ou de prétendantes présélectionnés selon certains critères bien ciblés.

Plus besoin de perdre son temps, l'agence vous permet d'atteindre votre but: trouver le plus rapidement possible le prince charmant ou la perle rare.


Illustration: 
"Un jeune garçon du nom de John Blanchard trouva dans un livre de la bibliothèque municipale des notes écrites en marge du texte d'un livre. Ces notes écrites au crayon reflétaient une âme réfléchie et un esprit perspicace.
La curiosité de John le poussa à chercher qui avait bien pu écrire dans ce livre et il découvrit le nom de son propriétaire.
Mlle Hollis MAYNELL avait fait don de quelques livres à la bibliothèque et il fut facile à John de retrouver l'adresse de Mlle MAYNELL.
John décida d'écrire à cette inconnue et lui proposa de correspondre avec lui.
Le lendemain, John fut expédié en outre-mer pour servir dans la deuxième guerre mondiale.
Au cours des treize mois suivants, les deux correspondants apprirent à se connaître au travers de leurs lettres.
Une histoire d'amour était en train de germer...
Blanchard demanda une photographie à Hollis, mais elle refusa. Elle pensait que s'il s'intéressait vraiment à elle, son apparence n'aurait pas d'importance.
Lorsque le jour arriva enfin pour lui le temps de rentrer d'Europe, ils fixèrent leur première rencontre: 19h Grand central à New York.
"Tu me reconnaîtras, écrivit-elle, à la rose rouge que je porterai sur le revers de ma veste."
Alors à 19h, il était à la gare, cherchant une fille dont il aimait le cœur, mais dont il n'avait jamais vu le visage.
Une jeune fille blonde se dirigea vers lui, grande et mince. Ses cheveux étaient bouclés, dégageant ses oreilles délicates; ses yeux étaient aussi bleus que des fleurs.
Ses lèvres et son menton étaient d'une fermeté agréable, et dans son costume vert pâle elle incarnait le printemps.
Marchant à sa rencontre, John oublia complètement de remarquer qu'elle ne portait pas de rose. Pendant qu'il avançait, un petit sourire provocateur se dessina sur les lèvres de la jeune femme. "Tu viens avec moi, marin?" murmura-t-elle?

Presque malgré lui, il fit un pas de plus vers elle, et alors il vit Hollis MAYNELL.

Elle se tenait juste derrière la jeune fille.
Une femme de plus de quarante ans, des cheveux grisonnants rentrés sous un lourd chapeau. Elle était plus que grassouillette, ses pieds aux chevilles fortes enfoncés dans des chaussures à talons plats.
La fille en costume vert s'éloignait rapidement. John avait l'impression d'être divisé en deux.
Il avait un désir ardent de la suivre, mais il désirait profondément la femme dont l'esprit l'avait réellement accompagné et soutenu.
Elle était là, son visage pâle et grassouillet était doux et sensible, ses yeux gris avaient une brillance chaleureuse et douce. Il n'a pas hésité.
Ses doigts ont saisi le petit livre usé à la couverture de cuir bleu qui devait l'identifier.
Ce ne serait pas l'amour, mais ce serait quelque chose de précieux, quelque chose de peut-être encore mieux que l'amour, une amitié pour laquelle il avait été et devrait toujours être reconnaissant.
Redressant les épaules, John fit un salut et montra le livre à la femme, bien qu'en parlant il était sous le coup du choc de l'amertume de sa déception.
«Je suis le lieutenant John Blanchard, et vous devez, être Mlle Maynell. Je suis tellement heureux que vous ayez pu m'accueillir; puis-je vous inviter à dîner ? »

Le visage de la femme esquissa un sourire tolérant. «Je ne comprends pas ce qui se passe, fiston, répondit-elle, mais la jeune femme dans l'ensemble vert qui vient de passer m'a suppliée de porter cette rose sur mon manteau. Et elle a dit que si vous m'invitiez, à dîner, je devrais vous dire qu'elle vous attend dans le grand restaurant de l'autre côté de la rue. Elle a dit que c'était une sorte de test! »



La vie nous réserve parfois de belles surprises!
Si on sait les attendre patiemment!

Abraham venait de perdre son épouse Saraï. Dans la caverne de Macpéla il déposa le corps de celle dont le nom signifiait "princesse". Abraham ne ressassa pas les souvenirs d'un passé révolu, qui l'aurait fait souffrir inutilement, mais il se tourna résolument et instantanément vers l'avenir.

Etait-ce un hasard si la caverne de Macpéla se trouvait vis-à-vis de Mamré dont le nom signifie: vigueur ou vision?
Mais la première chose qu'Abraham vit au sortir de cette caverne où ne régnait que tristesse et désolation fut la vision, la vigueur. La force de repartir dans un engagement pour l'avenir.

Beaucoup de personnes sont restées captives dans la caverne de Macpéla dont le nom signifie "plié". Si tu es plié par la douleur et le chagrin d'une séparation, si tu ne supportes plus le vide qu'il (ou elle) a laissé derrière lui alors tourne tes regards vers Mamré et reçoit la vigueur, la vision de Dieu.


Abraham vieux et avancé en âge devait penser à l'avenir et aller de l'avant pour assurer la continuité, la poursuite de l'œuvre de Dieu.

L'alliance que Dieu avait faite avec lui devait traverser les générations pour prendre toute sa signification.
Abraham était au commencement de la création d’une nation entière qui allait être au service de Dieu.
La relation qu’Abraham vivait avec son Dieu s’inscrivait au delà de l’individualité, elle devait être communiquée pour se pérenniser.

La promesse devait passer par Isaac. Dieu avait dit à Abraham dans Genèse 17/19: "Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui."


Abraham savait que Dieu avait contracté avec lui une alliance qui dépassait sa propre vie. Il fallait qu'Isaac son fils entre lui aussi dans le plan de Dieu. Sinon la promesse n'avait plus aucun sens!


Et toute cette histoire commence à la manière d'un conte de fées.
Un célibataire très convoité, fils unique d'un homme riche et héritier d'une fortune considérable, cherchait une épouse.

Abraham qui savait que son fils était assuré d'une descendance nombreuse puisque Dieu lui avait révélé avant sa naissance va entreprendre de trouver une épouse pour son fils.
Par conséquent, celle qui allait devenir l'épouse d'Isaac allait aussi par la même être un instrument entre les mains de Dieu pour la concrétisation de sa volonté.
Etant donné l'enjeu, c'est avec beaucoup de soin que le choix de cette épouse devait se faire.
Abraham décida alors de confier cette mission délicate à un homme de confiance: Eliezer de Damas.
Eliezer dont le nom signifie "Dieu est un secours" était l'intendant ou si vous préférez l'administrateur de tous les biens d'Abraham.
Il fut donc choisi pour trouver l'épouse d'Isaac.

La responsabilité était lourde puisque Abraham désirait pour son fils une femme selon le choix de Dieu. L'enjeu dépassait le choix physique et les compétences ou les qualités personnelles de la future épouse. Il fallait trouver celle que Dieu avait déjà choisie puisque les mariages sont avant tout conçus dans le ciel!

Eliezer allait devoir expérimenter pleinement la signification de son nom et réaliser que Dieu est un secours dans les situations les plus difficiles, les plus complexes.

Il se mit en route pour la Mésopotamie puisque l'unique condition que posa Abraham fut que cette femme soit issue de sa patrie, de son pays.

Abraham voulait pour son fils une épouse qui allait partager sa vie spirituelle.
Il recommanda alors à Eliezer de ne pas prendre une femme parmi les cananéennes de culture païenne car elles n'adoraient pas le Dieu d'Isaac.
L'union avec une incroyante constituerait, aux yeux de Dieu un couple mal assorti. (2 Corinthiens 6/14)

Au terme d'un parcours de mille kilomètres, Eliezer entra dans Charan, la ville ou habitait Nachor, le frère d'Abraham.

Et là, en dehors de la ville à coté d'un puit il invoqua le "secours de son Dieu".
Pourquoi Eliezer choisit ce lieu pour espérer rencontrer la future épouse d'Isaac le fils de son maître et ami.
C'est tout simplement qu'il connaissait tellement le jeune Isaac qu'il savait combien les puits étaient importants pour lui et qu'il fallait que sa femme soit aussi empreinte de cette particularité, de cette singularité.

Ce qui caractérise Isaac lorsque l'on ouvre la Bible ce sont les puits. Toute sa vie tourne autour des puits.

Isaac a été l’homme qui a creusé de nombreux puits et qui a travaillé une partie de sa vie à rouvrir des puits comblés par ses adversaires. Il est même dit qu'il hérita de tous les puits de son père.

Pour Eliezer aucun doute cette future épouse devait se trouver auprès d'un puits!


Quelle belle image encore pour nous aujourd'hui lorsque nous réalisons combien cette histoire vieille d'environ 4030 ans est aussi la notre.

Un jour aussi, un "PERE" a recherché une épouse pour son fils.
Une épouse qui lui correspondrait le mieux et qui ferait sa joie. Une épouse qui serait capable d'attendre patiemment et dans la pureté la venue de son époux jusqu'au jour où il la fera entrer dans le festin des noces.
Alors pour cette mission importante Dieu va envoyer son meilleur serviteur, son Eliezer à lui.

Le Saint-Esprit c'est l'Eliezer de Dieu qui est venu vers nous!

Actes 1/8:
"Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre."

L'Eliezer de Dieu se trouve encore aujourd'hui auprès du puits à la recherche de personnes qui aiment puiser, qui cherchent l'eau, des personnes qui ont soif.

1- Nous découvrons ici la première caractéristique de l'épouse du Christ.
Seuls ceux et celles qui ont soif de l'eau de la parole font l'objet de l'attention de l'Eliezer de Dieu.

C'est auprès du puits qu'Eliezer nous attend tous!

Lorsque nous poursuivons la lecture du passage de Genèse 24 au verset 15, nous voyons Rebecca se diriger en direction du puit où se trouvait Eliezer avec sa cruche sur l'épaule.

Elle n'arriva pas avec une cruche pleine mais avec une cruche vide.



2- C'est ici la deuxième caractéristique de l'épouse du Christ.
Comme la Samaritaine nous puisions tous aux sources de ce monde dans l'espoir d'étancher notre soif. Nous ressentions le besoin d'être rafraîchis, un besoin de profondeur, d'authenticité, de spiritualité, de pureté et de vérité.

Comme elle est belle, cette promesse du Christ à sa future épouse dans Jean 7 /37-39 où il déclare: " Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit (de l'Eliezer) que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié."

Nous sommes tous comme Rebecca, nous ne portons pas une cruche de terre mais nous portons un cœur qui est tout aussi vide que la cruche de cette femme.

Pour Rebecca comme pour nous la vie peut se résumer au verset 16 de Genèse 24: " Elle descendit à la source, remplit sa cruche, et remonta."

C'est la description d'une vie de religiosité, de quelque chose qui est constamment à refaire.
Une cruche qui se vide et se remplit!

C'est peut être le quotidien que tu vis actuellement. Tu viens à l'église comme Rebecca venait chaque jour à la source de Charan pour puiser la force et la vitalité nécessaire pour affronter ton quotidien.

Mais comme elle tu ne sais pas encore qu'Eliezer est là et qu'il t'attend tout près de ta source.
Alors qu'elle remonte après avoir puisé son eau, Eliezer courut au-devant d'elle, et dit:

"Laisse- moi boire, je te prie, un peu d'eau ta cruche".

Cette invitation est riche de sens!

Eliezer avec Rebecca, Jésus avec la Samaritaine, et le Saint- Esprit avec nous ce matin; nous invitent à leur permettre de goûter l'eau que contient notre cruche.
Je me pose alors cette question:
Seigneur quel est le goût de l'eau dans ma cruche?

  • - Est-elle amère?
  • - Est-elle Fraîche et désaltérante?
  • - Où est-elle tiède et insipide?
  • - Fade et sans goût? 

3- C'est ici la troisième caractéristique de l'épouse du Christ.
Elle accepte que le Saint-Esprit goûte ce que son cœur contient. Elle accepte d'être sondée, d'être révélée. Un chrétien c'est une personne qui s'empresse de répondre à cette invitation du Saint-Esprit.
C'est cet empressement que nous retrouvons dans la vie de David au Psaumes 139/23: "Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées!" 



4-  La quatrième caractéristique de l'épouse du Christ,  
nous la découvrons lorsque nous observons Rebecca qui non seulement abreuva Eliezer de l'eau que contenait sa cruche mais aussi lorsqu'elle se proposa de puiser pour ses dix chameaux.
Puisez de l'eau pour dix chameau n'était pas une petite affaire!
Il fallait tirer et transporter environ 500 litres d'eau (un chameau peut boire environ 50 litres d'eau), ce qui demandait un courage, une volonté et un dévouement formidable.
N'est-ce pas dans cet empressement à vouloir faire au-delà de ce qui nous est demandé et qui est animé par un réel dévouement que le Saint-Esprit prend la mesure de notre cœur?


5- Mais ces caractéristiques importantes ne suffisaient pas!
Au verset 21, il est dit que: " L’homme la regardait avec étonnement et sans rien dire, pour voir si l’Eternel faisait réussir son voyage, ou non."
Le Saint-Esprit comme Eliezer nous observe continuellement pour savoir si notre élan est le résultat de notre volonté humaine ou de notre aspiration profonde.
Il fallait que Rebecca aille jusqu'au bout de ce qu'elle s'était empressée de faire.
Malheureusement, beaucoup abandonnent à ce stade et ils finissent par se décourager devant la tâche et la difficulté et ils renoncent.
La spiritualité n'est en aucun cas le fruit d'une volonté émanant d'une force de caractère.
La spiritualité prend place lorsque notre cœur commence réellement à se livrer à l'Esprit de Dieu.

6- La dernière caractéristique de l'épouse du Christ nous la trouvons au milieu de ceux et celles qui sont résolu à aller jusqu'au bout.
Verset 22: "
Quand les chameaux eurent fini de boire, l’homme prit un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle, et deux bracelets, du poids de dix sicles d’or."
Rebecca est allée jusqu'au bout et elle ne manifesta à aucun moment une attitude de lassitude.
Elle abreuva les dix chameaux; peut être même étonnée, de constater qu'une force incroyable l'avait saisie et qu'une joie réelle l'accompagnait dans son ouvrage.
Quand la tâche fut terminée: Eliezer tenait déjà dans ses mains les symboles de l'attachement qu'une jeune femme devait recevoir pour devenir l'épouse d'un homme.
Eliezer savait désormais que cette jeune femme était celle que Dieu avait choisie pour l'unir à Isaac.
Pour porter le devenir d'une nation, il fallait une femme d'exception!

De même, le Saint-Esprit ne se trompe pas lorsqu'il choisit de nous faire connaître et de nous révéler au travers des différents signes d'attachements à notre Seigneur l'importance de l'intérêt qu'il nous porte.
La plénitude de l'Esprit est comme les bijoux d'Eliezer à Rebecca, une marque de la divinité, de la royauté et de l'amour de notre bien aimé.
Soyons digne de cette parure de gloire!

Genèse 24/ 61-67
: "Rebecca se leva, avec ses servantes; elles montèrent sur les chameaux, et suivirent l’homme. Et le serviteur emmena Rebecca, et partit.
Cependant Isaac était revenu du puits de Lachaï-roï, et il habitait dans le pays du midi.
Un soir qu’Isaac était sorti pour méditer dans les champs, il leva les yeux, et regarda; et voici, des chameaux arrivaient.
Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau. Elle dit au serviteur: Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre?
Et le serviteur répondit: C’est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit.
Le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu’il avait faites.
Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère; il prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l’aima."


Bientôt l'Eglise aussi pourra dire en levant les yeux: "Qui est cet homme, qui vient à notre rencontre?" et le Saint-Esprit, l'Eliezer de Dieu nous répondra: " C’est mon seigneur! "
Et comme Rebecca nous entrerons dans la présence de notre bien aimé pour le restant de l'éternité.

Je terminerai sur cette dernière question d'une importance capitale: Eliezer est-il venu dans ta maison?